Ti-gars, le chat victime de l’attaque au centre-ville de Louiseville, n’a pas survécu.

Le débat sur la muselière relancé

Trois-Rivières — L’attaque d’un chat en plein centre-ville de Louiseville par un chien de race rottweiler pourrait relancer le débat du port de la muselière obligatoire dans la ville.

C’est en face du Salon Joëlle que le chat de la propriétaire du salon de coiffure s’est fait sauvagement attaquer. Les caméras de surveillance de Joëlle Masse ont tout capté de l’attaque qui a duré 24 minutes. Les images montrent également la propriétaire du chien, une jeune femme, qui tente tant bien que mal de retenir son animal.

«J’étais choquée, on ne pouvait rien faire. À chaque fois qu’on s’approchait, il brassait le chat comme une poupée de chiffon», a expliqué Mme Masse.

À Louiseville, les chiens de plus de 5 kg (11 livres) doivent obligatoirement porter la muselière lors de festivités, par exemple au Festival de la galette. Le maire de Louiseville Yvon Deshaies a laissé sous-entendre qu’il y avait possibilité que ce règlement devienne valide en tout temps dans la ville.

«Si j’ai beaucoup de plaintes, si beaucoup de gens ont peur, il se peut que ça arrive à ce point-là», a affirmé le maire de Louiseville. M. Deshaies a également évoqué une autre éventualité, soit celle d’obliger la muselière aux gros chiens au centre-ville seulement. La muselière fera probablement partie des sujets abordés lors de la prochaine séance du conseil de Louiseville, qui a lieu ce lundi.

«Je ne veux pas attendre qu’une personne se fasse mordre», a souligné Yvon Deshaies, qui croit que le chien rottweiler aurait pu attaquer un enfant.

Joëlle Masse est d’avis qu’un règlement qui obligerait le port d’une muselière en tout temps pour les gros chiens est nécessaire. «Porter une muselière, ce n’est pas dommageable pour un chien. Si ce règlement avait été en vigueur, mon chat, ‘‘ti-gars’’, serait encore vivant», a soutenu Mme Masse.

Dès le lendemain, le chien en question a été euthanasié, a confirmé la SPA Mauricie à la propriétaire du chat.