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Eliott Beaulieu a remporté deux fois le prix de la persévérance scolaire depuis le début de son secondaire. Le sport est une motivation pour lui.
Eliott Beaulieu a remporté deux fois le prix de la persévérance scolaire depuis le début de son secondaire. Le sport est une motivation pour lui.

Le cri du cœur d’Eliott Beaulieu entendu par le premier ministre

Sébastien Lacroix
Sébastien Lacroix
Le Nouvelliste
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Shawinigan — Un peu moins de deux semaines après avoir écrit une lettre ouverte pour faire réaliser au gouvernement l’impact de l’arrêt du sport scolaire sur la motivation des jeunes, Eliott Beaulieu a eu toute une surprise, vendredi. Il a reçu un document par la poste sur lequel il était inscrit «message du premier ministre» contenant une réponse signée de la main de François Legault.

Dans sa lettre, qui a été rendue publique sur les réseaux sociaux par son père, Frédéric Beaulieu, le premier ministre du Québec lui fait d’abord savoir qu’il a lu avec beaucoup d’intérêt la lettre qu’il lui a adressée dans Le Nouvelliste, le 5 décembre dernier, et qui lui a été transmise par la députée Marie-Louise Tardif.

«J’ai toujours eu à cœur la santé de nos jeunes. Les répercussions de la COVID-19, dans leur vie et sur leur avenir, m’inquiètent beaucoup. Le bien-être et la réussite des jeunes sont mes plus grandes priorités», lui assure François Legault.

«Ce n’est pas de gaité de cœur que je dois annoncer des sacrifices à la population. Mais dès que la situation sanitaire le permettra, nous pourrons progressivement retourner à une vie plus normale, rappelle le premier ministre du Québec, avant de lui confirmer que les activités sportives pour les jeunes font partie de ses priorités. Je vous demande de ne pas vous décourager : nous allons gagner la bataille contre le virus.»

Le principal intéressé admet qu’il était sous le choc quand il a pris connaissance de la réponse du premier ministre. «J’étais vraiment content. Je regardais ça et je me disais, ça ne se peut pas que j’aie une réponse. Voyons donc! Je suis un parmi des milliers au Québec. Ça m’a mis un gros sourire dans le visage, raconte-t-il. C’était très important pour moi. C’était une cause qui me tenait à cœur.»

L’élève de 5e secondaire de l’école Val-Mauricie, qui doit composer avec un déficit d’attention et des difficultés d’apprentissage, avait déjà reçu de nombreux appuis à la suite de sa lettre intitulée «Monsieur Legault, pensez aussi à nous, les jeunes!» qui a eu des répercussions un peu partout au Québec.

«Le dernier petit message que j’ai reçu hier [samedi] m’a vraiment touché. J’ai eu les larmes aux yeux. Parce qu’à la fin, la fille me dit que j’étais un exemple pour elle, souligne le Shawiniganais. J’en ai reçu plein. Je les remercie tous un par un. Avec des gens comme ça qui me supportent, c’est quelque chose d’incroyable et ça me fait chaud au cœur.»

Eliott se réjouit également des mesures d’assouplissement annoncées par le gouvernement pour permettre quelques activités sportives durant la période des Fêtes, notamment des matchs à quatre contre quatre sur les patinoires extérieures. «Dès que je vais pouvoir, je vais aller jouer au hockey avec mes amis», a fait savoir celui qui faisait valoir, dans sa lettre ouverte, que l’activité physique l’aidait à se concentrer, à persévérer et à surmonter son anxiété et ses difficultés.

Son père, Frédéric Beaulieu, qui est journaliste à ÉNERGIE 102.3 Mauricie, a également témoigné via les réseaux sociaux. Il raconte que la lettre a mis un peu de baume sur le cœur de son fils. «Le bonheur que j’ai pu lire dans ce visage tellement assombri lors des derniers jours. D’un petit gars qui semblait abattu et sans ressources, j’ai vu rejaillir la combativité qui le caractérise depuis le début de son parcours scolaire.»

«Cette semaine a été la pire depuis le début de la pandémie, poursuit-il. À cran, impatient, pris avec une profonde boule dans la gorge... Mais nous avons gardé le cap, il le faut. Nous avons eu raison de garder les deux mains sur le gouvernail. Parce que nous avons eu la preuve aujourd’hui que l’expression ''quand on veut, on peut'', n’est pas une banale expression creuse et vidée de son sens de par sa surutilisation.»