François Bélisle, conseiller municipal de Pointe-du-Lac.

Le conseiller Bélisle interpelle Maskimo

TROIS-RIVIÈRES — Devant le ras-le-bol manifesté par plusieurs citoyens de son district, le conseiller municipal de Pointe-du-Lac François Bélisle exhorte l’entreprise Maskimo de venir s’asseoir avec les représentants de la Ville afin de trouver des solutions pour amoindrir les impacts du transport par camions sur le rang Saint-Nicolas, où l’entreprise opère une sablière.

Selon le conseiller, les citoyens de ce secteur se plaignent depuis de nombreuses années, même avant qu’il n’arrive en poste en 2013, de l’important trafic à toute heure du jour et du soir sur cette artère afin que les camions puissent desservir la sablière. Or, malgré plusieurs demandes formulées par les citoyens, il semble que la compagnie n’ait pas donné suite aux demandes de la Ville de venir les rencontrer pour trouver des solutions, mentionne M. Bélisle.

Le sujet est revenu sur la table alors que le conseil municipal entérinait, mardi soir, une résolution appuyant favorablement auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec le renouvellement d’exploitation du permis de cette sablière.

M. Bélisle a indiqué qu’il avait songé demander le vote sur ce point, mais qu’étant donné qu’il ne s’agissait que d’une formalité sur laquelle la Ville n’avait pas beaucoup d’emprise, c’était un coup d’épée dans l’eau. Il a toutefois profité de la tribune publique pour passer son message.

«Suivant les critères bien précis, je n’ai pas de poigne là-dedans pour les bloquer. Sauf que j’exhorte M. Marchand de la firme Maskimo d’agir en bon citoyen corporatif et de s’asseoir avec les gens de la Ville pour trouver une manière de se réguler pour permettre qu’il y ait une situation gagnant-gagnant pour les citoyens qui sont là, qui étaient là avant que la sablière s’opère, et permettre aussi l’exploitation de cette sablière puisqu’elle est là. Je pense qu’il y a moyen de s’entendre, mais encore faut il que la firme accepte de s’asseoir, chose qu’elle n’a pas fait suite aux demandes de nos fonctionnaires», a-t-il indiqué en séance publique.

Selon M. Bélisle, le nombre de camions circulant à cet endroit, spécialement l’été, est évidemment important, mais le problème réside également dans la vitesse avec laquelle les camions circulent sur ce rang. «On veut au minimum qu’il y ait une forme de régulation de leur part. Ce serait déjà un bon point de départ», précise-t-il.