René Lesage, négociateur en chef du SPPUQTR.

Le conseil syndical se prononce mercredi

TROIS-RIVIÈRES — Une étape très importante dans le dossier qui oppose les professeurs de l’UQTR et la direction sera franchie mercredi. Le conseil syndical, qui comprend plus de 40 professeurs ainsi que des délégués, se prononcera en effet, en après-midi, sur le projet d’entente survenu en juillet dernier entre les parties.

Le négociateur en chef, du côté syndical, René Lesage, se dit très confiant du résultat de cette décision. «Ce serait très surprenant que ça ne passe pas», dit-il, une affirmation dont il se dit certain «à 97 %.»

Somme toute, «c’est réglé», analyse-t-il. Dès le départ, le projet d’entente a été «chaudement accueilli par le comité exécutif», dit-il.

Selon lui, les professeurs auront «une bonne convention.»

Des gains ont en effet été faits au niveau du développement de la recherche, du plancher d’emploi et des salaires. «Sur ces trois éléments-là, on livre la marchandise», se réjouit-il.

Selon René Lesage, le projet de convention favorise les jeunes, l’embauche, la recherche. La clause ascenseur, qui avait été au cœur de chauds débats, a été conservée, précise-t-il. «Le plancher d’emploi est maintenu à un niveau très raisonnable», ajoute M. Lesage. Quant aux salaires, les professeurs demandaient qu’ils soient comparables à ceux des autres constituants du réseau de l’Université du Québec et c’est ce qui a été obtenu, ajoute le négociateur en chef.

«Il y a des choses qu’on n’a pas obtenues», nuance-t-il, «mais on ne peut pas tout obtenir dans une négociation. C’est normal», fait-il valoir.

Ce qui a réussi à faire débloquer ces négociations extrêmement difficiles qui semblaient en être arrivées à une impasse insoluble, à un certain moment, «c’est l’intervention de la ministre» de l’Enseignement supérieur, Hélène David, estime-t-il.

Le Syndicat n’a jamais pu savoir combien d’argent ou d’avantages la ministre avait alors promis à l’UQTR, dit-il.

On se souviendra que le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, était revenu avec un optimiste renouvelé d’une rencontre entre les parties, à Québec, dans le bureau de Mme David, à la mi-juin.

Au cours d’un point de presse, dès le lendemain, M. McMahon avait annoncé: «J’ai de l’argent pour m’avancer sur la négociation et j’ai de l’argent pour développer l’Université.» À propos des négociations, il avait alors ajouté: «On va y arriver rapidement.» Or, deux ou trois semaines plus tard, on annonçait un projet d’entente.

Rappelons qu’une conférence de presse a été tenue, lundi, au cours de laquelle les députés libéraux de la région annonçaient un investissement de 1 750 000 $ dans un projet totalisant 3,5 millions $ pour les installations sportives de l’UQTR qui en ont grand besoin.

René Lesage ne tarde pas à faire certains liens avec l’argent dont le recteur parlait après l’intervention de la ministre David. «M. McMahon était très content. Pour lui l’Université c’est de faire du développement des installations, les Jeux du Québec et les Jeux du Canada. C’est sa vision de l’Université», dit-il.

Notons qu’au terme de cette rencontre du conseil syndical, les membres du Syndicat des professeurs et professeures de l’UQTR seront convoqués en assemblée générale soit à la fin d’août ou au début de septembre.