L’aventurier Frédéric Dion a profité du confinement pour découvrir les trésors cachés de sa région.
L’aventurier Frédéric Dion a profité du confinement pour découvrir les trésors cachés de sa région.

Le confinement, une autre «aventure» pour Frédéric Dion [VIDÉO]

NOTRE-DAME-DU-MONT-CARMEL — Quoi de plus plate pour un aventurier habitué à sillonner les régions les plus reculées du monde que de devoir rester confiné à la maison? Ce n’est toutefois pas dans cette optique défaitiste que le Montcarmelois Frédéric Dion a vécu son confinement. Il en a plutôt profité pour partir à l’aventure dans son coin de pays, une occasion pour lui de faire de belles découvertes sans quitter la région.

L’aventurier a d’ailleurs amené ses enfants avec lui pour que le confinement soit l’occasion pour eux de profiter au maximum de la nature.

«J’ai fait des expéditions que je n’avais jamais imaginé que je ferais. Je suis parti de chez nous avec mon kayak pour aller découvrir ma région, mon coin. J’ai fait du camping sauvage dans des conditions printanières avec mes enfants. C’est ce que j’aime leur offrir: la nature. C’est ce qu’on a de plus beau et de plus riche, surtout dans notre région. On dit qu’en Mauricie, on a un pied dans le bois et un pied dans l’eau», indique Frédéric Dion.

Fidèle à son habitude de faire découvrir des paysages époustouflants à ceux qui suivent ses péripéties, l’aventurier a par ailleurs eu l’idée d’initier un petit groupe de personnes à l’aventure, en Mauricie. Du 23 au 26 juillet, il accompagnera sept personnes dans une descente de la rivière Matawin, en partenariat avec le Centre d’aventure Mattawin.

«Je voulais offrir l’occasion aux gens de m’accompagner dans mon coin de paradis. Ce sera quatre jours et trois nuits en expédition. On met tout notre stock dans des barils étanches et on va à des endroits ou personne ne peut se rendre, sauf les personnes qui ont la capacité de le faire. Je leur garantis une plage de sable blanc dont ils vont se souvenir toute leur vie et de la bonne bouffe. J’ai hâte», s’exclame l’aventurier.

Il reste encore quatre places dans cette expédition, plutôt coûteuse (895 $ par personne). Mais pour ceux et celles qui souhaitent profiter de cet été pas comme les autres pour découvrir la région à un prix plus modique, celle-ci ne manque pas de surprises.

«Près de chez nous, il y a la plus belle vague à surf que j’ai jamais vue de ma vie. Il y a des coins cachés, il faut juste les découvrir. La pandémie m’a permis de “mapper” un peu plus le coin autour de chez nous», illustre-t-il.

Plus d’efforts sur son film

La pandémie a aussi permis à Frédéric Dion de mettre plus d’efforts sur le film présentant sa récente expédition en Amérique du Sud.

«J’ai mis beaucoup plus d’efforts sur le montage et ça m’a permis de trouver ma ligne d’approche, mon “hook”, ce qui va accrocher le spectateur. J’ai aussi décidé de pousser ça à un niveau supérieur, j’ai tenté d’aller chercher des subventions au Conseil des lettres et des arts du Québec», explique-t-il.

L’aventurier a également amené avec lui le musicien Jeannot Bournival, qui compose la musique de son film, lors d’une expédition en rafting. Question de le mettre dans l’ambiance de ce qu’il a vécu avec Jacob Racine et Daniel Barriault l’hiver dernier.

«Mon “hook”, c’est qu’on est tous des enfants au fond de nous. Pour lui comme pour moi, c’est irrésistible de sauter dans une flaque d’eau à pieds joints quand on en voit une. Alors je me disais que pour l’inspirer, ce serait le fun de vivre un “trip” de gamins», raconte Frédéric Dion.

L’aventurier s’est entouré de plusieurs autres professionnels de la région pour améliorer son film. Il a fait appel à Bryan Perro pour le conseiller dans la rédaction des textes, à Marie-Pier Diamond pour le montage et à Éric Masson pour l’enregistrement de la narration.

La sortie du film sera par ailleurs retardée en attendant la réponse à ses demandes de subvention.

Des conférences, mais autrement

Si Frédéric Dion a eu autant de temps libre, c’est que les conférences qu’il présente lorsqu’il n’est pas en expédition ont été annulées, en raison de la COVID-19. Faute de pouvoir partager son message et sa philosophie avec un auditoire tangible, il a profité de la pandémie pour réaliser une série de capsules sur ses conseils pour rester calme et en contrôle face à l’inconnu.

«Quand tout déraille, c’est le temps de l’aventure, c’est là que ça commence. Quand j’ai perdu toutes mes conférences, financièrement, pour moi, c’était un drame. Alors je me suis dit que j’avais sûrement des outils qui peuvent être utiles à M. et Mme tout le monde. Il fallait au moins que je communique ces outils-là aux gens», explique-t-il.

L’aventurier a depuis recommencé à présenter des conférences, à distance, pour des entreprises.

«J’ai commencé à avoir des demandes de webconférences. D’ailleurs, j’en ai eu une la semaine passée. Ça s’adresse aux entreprises qui font face à des situations chaotiques et qui cherchent des moyens de se motiver et des ancrages pour passer au travers de ces situations-là. Avec la pandémie, ça devient encore plus à propos», croit-il.

Quant aux événements scolaires, il a toujours à son agenda un ou deux événements. Leur tenue est cependant tributaire des règles énoncées par la santé publique.