Le Comité de logement manifeste à Montréal

Trois-Rivières — Une quinzaine de personnes qualifiées de mal-logées de la Mauricie prendront la route de Montréal, mardi matin, afin d’aller manifester pour sensibiliser le gouvernement Couillard à l’importance des logements sociaux au Québec, en marge de ses consultations prébudgétaires.

Selon le Comité de logement de Trois-Rivières, des centaines de locataires de la région réussissent difficilement à joindre les deux bouts lorsqu’il est temps de se loger.

«Le nombre de ménages locataires consacrant une part démesurée (30 % et plus) de leur revenu pour se loger s’élève maintenant à 9600 dans la région métropolitaine de Trois-Rivières. Parmi ceux-ci, 755 consacrent 100 % de leur revenu pour le loyer, au détriment de leurs besoins essentiels», explique Diane Vermette, porte-parole du Comité.

L’organisme dénonce que les paramètres d’AccèsLogis, le programme permettant le développement de logements sociaux au Québec, n’aient pas été indexés depuis 2009, ce qui nécessite ainsi une contribution plus importante du milieu. 

L’organisme souhaite que le gouvernement procède à des investissements permettant la construction de 50 000 logements dans la province, dont quelques centaines dans la cité de Laviolette. 

«Les importants surplus budgétaires et les sommes annoncées par le fédéral dans la Stratégie canadienne sur le logement rendent cela tout à fait possible», ajoute Mme Vermette.

Selon les données les plus récentes de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, c’est en Mauricie que le coût pour se loger est le plus bas dans les grands centres canadiens. 

Shawinigan, avec un coût moyen de 456 $ pour un 4 et demi, et Trois-Rivières, avec une 

somme mensuelle de 571 $, arrivent première et deuxième sur 63 marchés.