L’urgence du centre Cloutier-du Rivage deviendra sous peu une clinique interdisciplinaire.

Le CIUSSS garde le cap: la clinique prête en octobre à Cloutier-du Rivage

TROIS-RIVIÈRES — Malgré les protestations de certains intervenants du domaine de la santé qui critiquent la transformation de l’urgence du centre Cloutier-du Rivage en clinique interdisciplinaire, le CIUSSS garde le cap et assure que les mesures sont prises pour que le tout soit en marche en octobre.

Depuis le début de la semaine, des médecins et les représentants syndicaux des préposés aux bénéficiaires décrient la décision de fermer l’urgence, tandis que le Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec recommande le report de la mise en service de la clinique. Des cinq superinfirmières recherchées pour cette clinique, seulement deux ont été repérées jusqu’à maintenant.

Guillaume Cliche, porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, confirme qu’au cours de l’été, le réseau s’est mis à la recherche de quatre infirmières praticiennes spécialisées en première ligne (santé physique) et d’une infirmière praticienne spécialisée en santé mentale. Une infirmière praticienne spécialisée en première ligne a été trouvée, de même que l’infirmière spécialisée en santé mentale.

Trois infirmières praticiennes spécialisées sont toujours recherchées par le CIUSSS. Ce dernier comptera toutefois sur l’apport d’infirmières praticiennes spécialisées déjà au sein du réseau pour offrir le service dans le secteur Cap-de-la-Madeleine sur une base permanente.

«On veut combler ces trois postes le plus tôt possible. La clinique va ouvrir en octobre. On n’a pas encore de date officielle», précise M. Cliche.

Ce dernier rappelle que la clinique interdisciplinaire sera ouverte de 8 h à 20 h du lundi au vendredi et de 8 h à 16 h la fin de semaine. Les gens pourront obtenir une consultation sans rendez-vous auprès de ces infirmières praticiennes spécialisées qui sont formées pour traiter de multiples problèmes de santé.

«Ce que peut faire une infirmière praticienne spécialisée en première ligne est encore méconnu par une partie de la population. Elle peut prescrire des antibiotiques pour régler une otite chez votre enfant. Elle peut s’occuper de la prise en charge de patients avec des maladies chroniques. Par exemple, pour une personne diagnostiquée diabétique, elle peut faire le réajustement et le suivi de la médication. Elle peut aussi faire le suivi avec les autres professionnels de la santé.»

Selon M. Cliche, une infirmière praticienne spécialisée a le pouvoir de prescrire une radiographie à une personne pour une possible fracture. Le radiologiste va analyser le résultat de la radiographie et l’orthopédiste va prendre le relais.

«Si elle suspecte une fracture, elle pourra faire appel à un médecin. À Cloutier-du Rivage, il y aura un médecin sur place de 8 h à 17 h du lundi au vendredi. De 17 h à 20 h la semaine et durant la fin de semaine, plusieurs médecins seront disponibles par téléphone si des références doivent être faites.»

Guillaume Cliche reconnaît que le nombre d’infirmières praticiennes spécialisées est encore peu élevé. Il rappelle que la ministre de la Santé, Danielle McCann, veut miser davantage sur cette profession et que, selon la ministre de la Justice et députée de Champlain, Sonia LeBel, cette clinique interdisciplinaire est une formule intéressante.