Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique, était de passage en Mauricie, jeudi, en compagnie de Robert Aubin et de Ruth Ellen Brosseau, députés de Trois-Rivières et de Berthier-Maskinongé, pour présenter les engagements de son parti pour la région en matière d’environnement.

Le chef Jagmeet Singh de passage en Mauricie: «Il faut avoir le courage d’agir»

Trois-Rivières — De passage en Mauricie pour discuter d’environnement et annoncer des mesures que son parti entend mettre de l’avant à l’occasion de la prochaine campagne électorale, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh aura aussi beaucoup parlé de courage. Courage d’affronter les grands pollueurs, courage de faire face à ceux qui détiennent les rênes de la finance et courage de porter ses convictions, même si ces dernières ne sont pas toujours consensuelles.

«Il y a une sensibilité unique au Québec pour les questions environnementales et les changements climatiques», déclare d’entrée de jeu le chef néo-démocrate. Flanqué de Ruth Ellen Brosseau et de Robert Aubin, députés de Berthier-Maskinongé et de Trois-Rivières, M. Singh a rapidement ramené les engagements de son parti en la matière à des enjeux locaux. Il a ainsi été question de train à grande fréquence et d’inondations.

S’il n’en tient qu’au NPD, le premier train entrera en gare à Trois-Rivières dans la première année d’un mandat néo-démocrate. M. Singh s’engage à mettre en branle le projet dans les 100 premiers jours de son mandat, s’il est élu. Il y voit l’occasion de créer des emplois de qualité, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer la qualité de vie des gens de la région.

Robert Aubin déplore de son côté que les actions successives du gouvernement libéral dans le dossier soient dissociées les unes des autres. «On est dans la sauce libérale», ironise-t-il. Abondant dans le même sens que son chef, il maintient que toutes les études ont été faites et qu’il est maintenant temps de passer à l’action. Le député de Trois-Rivières se désole des échéances qui ont été annoncées et qui portent sur un horizon de six ans. Il y voit une façon pour les libéraux d’étirer le projet sur plusieurs élections. «On essaie de se négocier trois mandats pour un projet qu’on attend depuis 25 ans», s’indigne-t-il.

Le NPD veut également s’attaquer à la problématique des inondations. Le parti s’engage à mettre en place un fonds de 2,5 milliards $ afin d’accompagner les municipalités dans une démarche de prévention et de préparation pour faire face à l’inévitable crue des eaux. «On veut agir de manière proactive afin d’éviter les crises», explique Jagmeet Singh.

Le chef néo-démocrate souligne que les programmes fédéraux en place imposent des dépenses minimales de 20 millions $ aux municipalités qui veulent y prendre part. Il dit voir là une barrière qui empêche les plus petites communautés de se prendre en main pour se préparer aux inondations. «Il faut reconnaître que les petites municipalités ont des moyens différents pour pouvoir les aider», plaide-t-il.

Ruth Ellen Brosseau se désole quant à elle qu’un programme de lutte contre l’érosion des berges ait été aboli en 1997 sans qu’il soit remplacé par d’autres mesures. Un enjeu qui est souvent abordé par les maires de municipalités riveraines qu’elle rencontre, relate-t-elle.