Le chantier reprend lundi matin au nouveau colisée de Trois-Rivières.
Le chantier reprend lundi matin au nouveau colisée de Trois-Rivières.

Le chantier du nouveau colisée reprend, la livraison retardée à la fin de l’année 2020

Trois-Rivières — L’autorisation gouvernementale de la reprise des différents chantiers en lien avec le déconfinement a permis, lundi, la reprise de l’un des plus gros chantiers institutionnels dans la région, celui du nouveau colisée du District 55. Le retard accumulé en raison de la pandémie de même que divers retards qui devront faire l’objet d’une évaluation de la part de l’hôtel de ville permettent aujourd’hui de croire à une ouverture des portes du colisée à la fin de l’année 2020. 

Du coup, cette annonce entraîne également le report de la démolition de l’aréna Jean-Guy-Talbot, confirme la Ville. Cette glace pourra, comme d’autres glaces du territoire, servir à la relocalisation des équipes de hockey qui devaient occuper la petite glace du colisée dès son ouverture. 

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À lire: La démolition de l’aréna Jean-Guy Talbot est retardée

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Pour le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, la reprise du chantier est accueillie comme une bouffée d’air frais. «C’est un soulagement, je pense qu’on était rendu là. Évidemment, ça annonce aussi un retard sur le livrable, mais c’est essentiel que les chantiers puissent reprendre dans un contexte où on veut mousser la relance dans cette crise», considère le maire.

Si les tests de conformité qui suivent sont concluants, les portes du nouveau colisée pourraient ouvrir vers la fin de l’année 2020, confirme la Ville. Pour cela, il faudra d’abord terminer les travaux sur le chantier, mais également procéder à la mise en opération provisoire, le temps que la Ville mette l’équipement à sa main et demande les ajustements nécessaires au contracteur.

«Présentement, on peut dire que le chantier est achevé à 85 %. Le 15 % qu’il reste à faire, c’est l’installation des bancs, des tableaux indicateurs, les travaux extérieurs d’aménagement et de stationnement, la finition intérieure. Il reste évidemment du travail à faire, mais le chantier est déjà bien avancé», mentionne Jean Lamarche. 

Évidemment, les travaux devront reprendre selon les normes sanitaires imposées par Québec, ce qui demande une certaine adaptation des méthodes de travail. Au colisée, les réunions de travail ont été déplacées des roulottes de chantier jusqu’à l’intérieur de la petite glace pour permettre la distanciation entre les travailleurs. On a aussi installé des stations de nettoyage, réparti les pauses pour éviter que les gens s’y retrouvent tous en même temps et planifié des rencontres individuelles des travailleurs avec un représentant de santé et sécurité lors de leur arrivée sur le chantier.

Le retard accumulé serait donc d’environ quatre mois, estime la Ville, qui compte faire une évaluation pour identifier les causes et retards qui sont imputables à l’entrepreneur. De ce chantier clé en main de 60,6 M$, une pénalité de 5000 $ par jour de retard est prévue au contrat de l’entrepreneur TEQ, d’où l’importance d’évaluer les retards qui seront imputables à la pandémie de ceux qui ne le seront pas.

«Ça va se faire comme ça se fait dans tous grands chantiers. C’est une évaluation qui se tient généralement après coup, une fois que les travaux sont terminés. On verra ce que les analyses démontreront», explique M. Lamarche.

La Ville assure qu’à ce moment-ci, l’enveloppe budgétaire ne sera pas impactée par ce retard.

L’évaluation déjà en cours pour savoir quelle équipe sportive pourra occuper le colisée se poursuit. «La Ville poursuit l’analyse des différents scénarios concernant l’occupation du nouveau colisée. Le délai de construction ne compromet nullement les négociations en cours avec les partis intéressés», fait-on savoir.

Chantiers

La reprise de ce chantier s’inscrit dans une reprise beaucoup plus large de différents travaux qui avaient déjà cours à Trois-Rivières, ou alors qui pourront débuter selon l’échéancier prévu.

Déjà, on sait que les travaux du colisée et ceux de l’île Saint-Quentin pourront reprendre. La Ville indique du même souffle que les travaux de pavage prévus cet été au montant de 11 M$ un peu partout dans la Ville seront aussi lancés, de même que la réfection du boulevard Jean-XXIII entre le boulevard Saint-Jean et la rue Charbonneau, un chantier de 9,5 M$. On prévoit aussi le réaménagement de l’intersection de la rue Bellefeuille et du boulevard des Récollets (6,5 M$), le réaménagement de l’intersection du boulevard des Chenaux et de la rue des Balkans (1,3 M$) et les travaux prévus au réseau cyclable à la hauteur de près d’un million de dollars.

«C’est une bouffée d’air frais pour nous parce que la reprise des chantiers a un impact direct dans l’économie locale. Avec nos efforts consacrés à la relance économique présentement, c’est une excellente nouvelle», affirme Jean Lamarche.