Louis Gendron, directeur du Cégep de Trois-Rivières.

Le Cégep de Trois-Rivières et la recherche: premier au Québec et 4e au Canada

TROIS-RIVIÈRES — Le Cégep de Trois-Rivières est premier au Québec et en quatrième position des collèges au Canada, dans le dernier classement annuel de l’organisme Research Infosource inc., grâce à ses revenus de recherche de 8,3 millions $.

Cette firme génère chaque année un tableau des 50 meilleurs collèges et universités en recherche au Québec et au Canada en fonction de leurs revenus de recherche. Les données publiées il y a quelques jours concernent les résultats de l’année 2017. On constate que le Cégep de Trois-Rivières a fait un bond appréciable en un an, passant du 11e rang canadien des meilleurs collèges en matière de recherche au quatrième rang national.

Ses revenus de recherche y sont pour quelque chose puisqu’ils sont passés de 5,9 M$, en 2016, à 8,3 M$ en 2017. Selon le tableau, le Cégep de Trois-Rivières doit cette place principalement aux activités d’un de ses centres collégiaux de transfert technologique, le Centre de métallurgie du Québec, mais aussi à Innofibre (Centre d’innovation des produits cellulosiques) et au C2T3 (Centre collégial de transfert de technologie en télécommunications.)

«C’est une grande fierté», indique le directeur du Cégep, Louis Gendron. «C’est un morceau important de notre crédibilité institutionnelle et ça nous aide pour de nouveaux projets de recherche», fait-il valoir. Ce bond est attribuable notamment au fait que des investissements ont été faits dans les infrastructures des centres collégiaux de transfert technologique du Cégep.

Il est à noter que le Cégep de Trois-Rivières organise une journée portes ouvertes ce mardi, 6 novembre.

De 9 h à 14 h 30, l’institution accueillera quelque 2000 élèves de 5e secondaire en provenance de 27 écoles. De 17 h à 20 h, la visite sera ouverte au grand public. L’activité se déroule au gymnase du pavillon des Humanités.

Notons que de son côté, le Collège Shawinigan est passé de la 29e à la 28e position nationale sur 50 grâce aux activités du CNETE avec 2,7 M$ de revenus de recherche.

Le Cégep de Trois-Rivières se classe également, du côté des collèges de taille moyenne en 2017, au deuxième rang du nombre de partenaires, soit 139. Dans cette catégorie, le Cégep de Saint-Hyacinthe décroche la première place avec 553 partenaires tandis que le Olds College d’Alberta n’en compte que 14.

Le Cégep de Trois-Rivières détient également la seconde place pour le nombre de projets de recherche complétés en 2017, soit 195, la moyenne des 14 meilleurs étant de 63.

Toujours dans la catégorie des collèges de taille moyenne, le Cégep arrive en 5e position pour le nombre d’étudiants payés pour faire de la recherche, soit 39 par rapport à la moyenne de 41.

Il arrive toutefois premier dans la catégorie des revenus de recherche industriels avec 3,4 M$, la moyenne étant de 870 000 $. Cela représente 41,4 $ de ses revenus totaux de recherche par rapport à la moyenne qui est de 25,6 $ chez les 15 meilleurs. À cet égard, le Cégep de Trois-Rivières se place en 3e position.

Le Collège Shawinigan, pour sa part, est mentionné dans la catégorie des petits collèges au 6e rang sur 13 pour le nombre de partenariats de recherche. Il compte en effet 81 partenaires comparativement à la moyenne qui est de 71. Le Collège Shawinigan se place également en 9e position de la catégorie des petits collèges avec 835 M$ de revenus de recherche provenant de l’industrie, ce qui représente 30,6 % de ses revenus de recherche totaux par rapport à la moyenne de 37,9 %.

Notons que la publication de Research Infosource inc. contient également des résultats du côté des universités. Parmi les 50 meilleures au Canada, l’Université du Québec à Trois-Rivières se classe en 34e position, alors qu’elle figurait en 33e position en 2016. Cette donnée, rappelons-le, est basée sur les subventions reçues.

L’UQTR est toutefois en troisième position dans la catégorie Revenus non destinés au profit pour 2013 à 2017. Elle compte parmi les 50 meilleures universités pour la recherche avec 10,2 M$ de revenus alors que la moyenne est de 6 M$.