Pierre Michel Auger, Marc H. Plante et Jean-Denis Girard saluent l’engagement de leur collègue Julie Boulet.

Le caucus salue l’engagement de Julie Boulet

TROIS-RIVIÈRES — «Dix-sept ans. Dix-sept ans. Ça peut user. Il faut penser à tout ce qu’elle a apporté à la Mauricie.»

Les propos de Pierre Michel Auger, tenus quelques heures après l’annonce du départ prochain de Julie Boulet, sont totalement partagés par Marc H. Plante et Jean-Denis Girard. Le trio libéral salue l’engagement de la députée de Laviolette qui s’est déroulé sur près de deux décennies.

«J’ai eu du plaisir à travailler avec elle. C’est une perte pour la Mauricie», raconte M. Auger, député de Champlain, qui a connu Julie Boulet à l’époque durant laquelle il représentait l’Action démocratique du Québec avant de traverser chez les libéraux.

«Elle a toujours eu la même ardeur à défendre les dossiers de la Mauricie. On lui dit: «Chapeau!», remarque M. Plante, député de Maskinongé, qui se dit attristé et surpris par cette annonce, même s’il sait que Mme Boulet n’a rien dit pour faire taire les rumeurs de départ qui couraient depuis quelques jours.

Élu pour la première fois en 2014, Jean-Denis Girard s’incline volontiers devant un aussi long engagement politique.

«C’est extrêmement exigeant. Elle a un des plus grands comtés du Québec. Je salue son travail et on va continuer à travailler ensemble», raconte le député de Trois-Rivières.

En plus d’être député de Maskinongé, Marc H. Plante est le président du caucus libéral en Mauricie. S’il se dit surpris de la nouvelle concernant Mme Boulet, il affirme que son parti est loin d’être déboussolé et saura défendre un bilan qu’il qualifie de positif.

«Elle a été de tous les combats, rappelle M. Plante. Si on a une chose à garder de Julie, c’est sa flamme d’aider la Mauricie.»

Les trois députés libéraux sortants ont tous confirmé qu’ils seront de la campagne électorale de l’automne.

Une bonne décision
De son côté, le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, estime que Julie Boulet a pris une bonne décision, lui qui a voulu saluer son engagement et son travail acharné depuis de nombreuses années. «Julie Boulet a été une source d’inspiration pour moi, de par son franc-parler. Elle a toujours considéré son comté plus important que son parti», constate Donald Martel, qui a aussi salué son travail comme ministre du Tourisme et sa collaboration pour plusieurs dossiers dont le Centre équestre de Gentilly et le Centre de la biodiversité de Bécancour.

«La relation qu’on avait est la démonstration que même si on n’est pas du même parti, on est capable de collaborer. Elle était une des rares ministres qui comprenait la réalité rurale, je n’ai pas peur de le dire. Elle va me manquer», ajoute Donald Martel, qui ajoute que la vague de départs au Parti libéral ne peut être qu’une manifestation d’un évident vent de changement qui soufflera aux prochaines élections, quoi qu’en disent les nombreux députés et ministres qui annoncent leur départ les uns après les autres depuis quelques semaines.

«Avec tous les messages que nous recevons actuellement, disant qu’il faut se débarrasser des libéraux, je ne peux pas croire qu’ils n’entendent pas ces messages eux aussi. Pour moi, le lien est évident», soutient-il.