Jean Lamarche

Le candidat Jean Lamarche s'en prend à son adversaire Jean-François Aubin: «C’est de l’ingérence»

TROIS-RIVIÈRES — Signe que la campagne électorale avance et que les élections à la mairie se font de plus en plus imminentes, le ton monte entre les candidats actuellement dans la course. Le candidat Jean Lamarche a décoché une flèche à l’endroit de son adversaire Jean-François Aubin, qu’il accuse de vouloir faire de l’ingérence dans les organismes du périmètre de la Ville, de même que de faire de l’électoralisme.

C’est la sortie de M. Aubin, vendredi, au sujet de sa volonté d’implanter une politique jeunesse, qui a été «la goutte qui a fait déborder le vase», selon Jean Lamarche. Rappelons qu’à l’intérieur de cette politique, M. Aubin aimerait voir les corporations largement financées par la Ville pouvoir accueillir 25% de jeunes de moins de 35 ans sur les conseils d’administration.

«C’est de l’ingérence, carrément ! Il faudrait ouvrir les règlements généraux des corporations, ça viendrait bousculer un paquet d’affaires. C’est comme si M. Aubin n’avait pas de considération pour ce qui a déjà été fait, pour les gens qui sont déjà en place», évoque M. Lamarche.

Ce dernier signale que plusieurs engagements pris par son adversaire lui ont, jusqu’ici, laissé un goût amer sans qu’il veuille en témoigner publiquement, mais estime que le candidat a dépassé les limites avec ce nouvel engagement.

Il cite au passage la volonté de Jean-François Aubin de vouloir attirer les Jeux du Québec d’été, un projet qui, selon M. Lamarche, viendrait affecter différents événements estivaux comme le Grand Prix ou le FestiVoix en venant amputer une grande partie de leur flotte de bénévoles. Il reproche également à son adversaire de vouloir tenir un grand événement hivernal sans considérer ce qui se fait déjà avec le GP3R ou au Sanctuaire, ou encore de vouloir aller en appel d’offres pour cet événement alors que cela entre parfaitement dans le mandat de la Corporation des événements.

Jean-Francois Aubin

En outre, il déplore que M. Aubin ait révélé certains éléments du plan stratégique de l’île Saint-Quentin afin d’en faire des propositions électorales, et ce, sans laisser le soin à la Corporation du développement de l’Île Saint-Quentin de faire l’annonce des grandes lignes de ce programme.

«C’est de l’électoralisme. Il y a, dans son programme, beaucoup de choses qui se font sans tenir compte des organismes déjà en place. Je crains qu’on ne se réenligne de cette façon vers les mêmes chicanes qu’à l’époque, et moi je ne souhaite pas ça. J’ai un grand respect des organismes en place, j’en ai fait mon cheval de bataille», évoque Jean Lamarche.

«Attaques gratuites»

Appelé à réagir à ces propos, Jean-François Aubin a qualifié ces attaques de gratuites et considère que Jean Lamarche tend à tomber dans un «vieux pattern de politique dont les gens ne veulent plus».

«Moi je dis: partageons nos idées, posons des questions, mais au bout du compte, laissons la population choisir. Je trouve dommage de voir de telles attaques et je n’ai pas envie d’embarquer là-dedans», a-t-il indiqué.

M. Aubin considère tout simplement ne pas avoir la même vision que celle de Jean Lamarche.

«Pour moi, un maire, ça doit exercer son leadership, mettre sur la table certaines idées qu’il souhaite voir se réaliser. On ne changera pas la composition des conseils d’administration des corporations du jour au lendemain. On va s’asseoir et discuter avec elles, puis voir comment on peut les accompagner là-dedans. Mais il me semble normal que pour des organismes financés très souvent à 75% et même 85% d’argent public, que la composition de sa gouvernance soit représentative de la population», déclare-t-il.

Quant aux attaques concernant le plan directeur de l’Île Saint-Quentin, M. Aubin affirme que ses propositions n’étaient pas calquées sur le plan stratégique, qu’il dit n’avoir jamais consulté, mais assure avoir rencontré le président et le directeur du parc pour discuter de ses propositions avant de les rendre publiques, une discussion qui a été très positive», ajoute-t-il.