Jack St-Onge et Bruno Rivard, les deux grands manitous du bingo de l'Énergie.

Le bingo a le vent dans les voiles

Après avoir connu une période creuse au début des années 2010, le bingo semble avoir retrouvé un élan de popularité.
Tous les mercredis, ils sont environ 160 personnes à se réunir en soirée au sous-sol du centre communautaire Christ-Roi, espérant être les premiers à crier le fameux mot de cinq lettres. Une relance dont est bien fier Jack St-Onge, qui s'était lancé dans cette aventure contre vents et marées afin de relancer le bingo de l'Énergie à Shawinigan en mai 2015.
«On avait fait des démarches auprès de toutes les instances gouvernementales et on s'était fait dire non, rappelle-t-il. Je ne dirais pas qu'il y a une vague pour le bingo, mais il y a beaucoup de personnes âgées qui viennent nous encourager. Ça vient de Trois-Rivières et de La Tuque.»
C'est ainsi que les revenus du bingo de l'Énergie sont en hausse. L'année dernière, on avait ciblé un objectif de 33 000 $ de profits. C'est finalement une cagnotte de 39 000 $ qui a été amassée. Le hic, c'est que selon la loi, un bingo qui dépasse son objectif de profits de plus de 10 % doit remettre ces sommes à Bingo Québec.
«Ils ont été gentils et ils nous l'ont laissé, le 6000 $ de plus», raconte M. St-Onge.
Le bingo de l'Énergie a ainsi été en mesure de remettre une chèque à plusieurs organismes à but non lucratif de la région, tel que le hockey et le baseball mineur, les loisirs de Shawinigan, la Maison des trois colombes et le clocher de Lac-à-la Tortue.
Bien connu dans le milieu du bénévolat à Shawinigan, M. St-Onge pense que les résultats seront encore plus encourageants en vue de la prochaine vague de dons qui aura lieu en mai 2017.
«C'est en hausse. À la fin de l'année, on pense en remettre encore, peut-être autant. Nous avons établi un budget de 44 000 $ afin de ne pas avoir à en donner à Bingo Québec. Mais ça peut arriver qu'on atteigne le montant et peut-être même le dépasser, si ça continue à bien aller comme ça.»
Devant un tel succès, on pourrait penser que l'idée d'ajouter une deuxième soirée de bingo par semaine serait dans les cartons des dirigeants. M. St-Onge ferme toutefois la porte à cette idée immédiatement.
«Il n'est pas question d'en mettre une deuxième, parce que sinon, dans six mois, nous serons fermés. Avant, il y a des soirs où il n'y avait que 80 personnes. (Ce n'est pas assez) quand tu donnes 3000 $ en prix», conclut-il.