Le barrage policier devrait être levé le 11 mai à La Tuque

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
La Tuque — Le barrage policier, érigé au kilomètre 84 de la route 155 à La Tuque, devrait être levé le 11 mai. C’est la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, qui en a fait l’annonce lors du point de presse quotidien du gouvernement du Québec.

Le plan de déconfinement des régions a été dévoilé, mercredi. Certains barrages seront levés dès la semaine prochaine, mais du côté de La Tuque ce sera le 11 mai. Les autorités demandent toutefois aux citoyens de ne pas se déplacer d’une région à l’autre malgré la levée des barrages.

Le gouvernement a également fait savoir que la situation pourrait toutefois être modifiée selon l’évolution épidémiologique et les recommandations de la Santé publique.

«Il faut toujours garder en tête que même si on déconfine le territoire de La Tuque, il va falloir que les gens soient respectueux quand même des consignes qui ont été émises et qui demeurent. La distanciation sociale est importante et le lavage de mains», a lancé la députée de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif. 

Quant aux villégiateurs qui ont manifesté en grand nombre le souhait de vouloir se rendre dans leurs chalets du côté de La Tuque, ils pourront le faire selon la députée. 

«Alors là, on leur donne l’autorisation d’aller à leur chalet, mais pas d’en louer un à Pierre Jean Jacques. Ils peuvent aller chez eux. On demande aux gens qui changent de région et qui s’en vont dans une région qui était confinée de faire leur épicerie avant. On leur demande de s’assurer qu’ils ont tout et de planifier leur séjour. Idéalement, il ne faudrait pas aller à l’épicerie pour les premiers temps à La Tuque. Puis rendu au chalet, ce n’est pas le temps d’inviter les amis», a indiqué Marie-Louise Tardif.

«L’important, c’est toujours le respect des consignes», insiste-t-elle.

La députée ajoute toutefois que la situation est évaluée au jour le jour et presque d’heure en heure. 

«Entre maintenant et le 11 mai, la situation peut changer. […] S’il y a des abus également, on pourrait refermer la région», lance-t-elle.

La pêche et la chasse sont également permises, les amateurs pourront se déplacer à La Tuque pour pratiquer leur sport après la levée du point de contrôle.

«On s’attend à ce que ce soit fait de façon intelligente», note la députée. 

Par contre, aucune consigne n’a encore été prise quant aux pourvoiries, qui sont très nombreuses sur le territoire de la Haute-Mauricie. 

Quant aux communautés autochtones, la députée de Laviolette–Saint-Maurice souligne qu’elles ne lèveront pas nécessairement leur point de contrôle en même temps qu’à La Tuque.

La Ville de La Tuque a décidé de ne pas commenter la situation, mercredi. Le maire Pierre-David Tremblay voulait d’abord réunir le comité des mesures d’urgence Covid-19 et le conseil municipal pour faire le point sur cette annonce. Le maire devrait réagir jeudi. 

À la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice (CCIHSM), on s’est davantage réjoui de l’annonce de la réouverture des commerces, mais on pense que de lever le barrage était un passage obligé pour l’économie locale.

«Les passants seront les bienvenus dans nos commerces, ils font partie de l’économie locale. Ils seront bienvenus tant qu’ils vont respecter les consignes établies par le gouvernement», insiste la directrice générale de la CCIHSM, Karine Rochette. 

Cette dernière assure qu’avec le système de livraison mis en place par la CCIHSM, les citoyens ont dépensé localement plus que jamais. Elle souhaite d’ailleurs que les citoyens de la Haute-Mauricie gardent ces habitudes malgré la levée du barrage. 

«On espère que nos gens vont continuer à dépenser chez nous», a-t-elle conclu.