Marie-Louise Tardif, CAQ

Laviolette–Saint-Mauricie: la CAQ toujours en tête

Shawinigan — Selon un deuxième coup de sonde réalisé le 18 septembre dans Laviolette-Saint-Maurice par Recherche Mainstreet pour le compte du Groupe Capitales Médias, la candidate de la Coalition avenir Québec, Marie-Louise Tardif, occupe toujours le premier rang de manière confortable à 29,5 %.

Par rapport à l’enquête menée le 30 août, on assiste toutefois à une remontée du député libéral sortant Pierre Giguère qui, à 18,8 %, passe devant la candidate du Parti québécois, Jacynthe Bruneau, en recul de 1,5 point dans les intentions de vote, à 17,8 %. Quant à la candidate de Québec solidaire, Christine Cardin, elle est en progression de 2,7 points, pour atteindre 8,5 %. Quant au taux d’indécis, il est en diminution, de 23,1 % à 20,7 %.

Pour le PLQ, c’est un gain de 3,3 points. «Sur le terrain, ça va super bien. Les poignées de mains sont bonnes. Je n’ai pas de choses négatives. On continue à faire notre campagne. Je ne m’attarde pas à ça», a fait savoir M. Giguère.

«C’est le vote par anticipation en fin de semaine. On continue à faire notre travail de terrain et ça va excessivement bien. J’ai la fin de semaine pour faire sortir mon vote, et après ça, le 1er octobre. On va l’avoir le vrai sondage le soir du 1er octobre. C’est sur ça qu’on travaille», renchérit-il.

Quand on considère les décidés et les enclins, les intentions de vote à son endroit passent de 20,9 % à 23,8 %. Malgré une baisse de 2,2 points, Marie-Louise Tardif conserve toutefois un écart de 13,2 % avec son plus proche rival, affichant un score de 37 %. Si le PQ passe de 23,1 % à 22,5 %, QS connaît un gain de 3,3 points, pour se situer à 11 %.

Christine Cardin, QS

«Je suis extrêmement contente d’entendre ces bonnes nouvelles. On ne tient rien pour acquis, on travaille fort, on est constamment sur le terrain à rencontrer des gens, à leur parler du programme. Il faut que les gens utilisent souvent la phrase Je me souviens. Les gens vont devoir faire un choix par rapport à des promesses électorales, des engagements électoraux, mais un bilan aussi des 15 dernières années du Parti libéral», prévient la meneuse caquiste.

Celle-ci est convaincue que son parti a le meilleur programme «au niveau de la restructuration de l’économie et des institutions gouvernementales pour aller sauver de l’argent pour redonner aux familles et prendre mieux soin de nos aînés».

«Faire plus, faire mieux, ce n’est pas juste un slogan. C’est ce que les gens nous disent aussi sur le terrain. On le sent que les gens veulent un changement, on espère à ce point-là que les gens vont se déplacer et aller voter. Il y a beaucoup d’indécis, c’est important que ces gens-là se renseignent pour ne pas faire ça à la légère. Les gens ont plus de poids qu’ils pensent», poursuit Mme Tardif.

Si celle-ci a manifestement échappé à la chute de la CAQ au plan national, c’est que, dit-elle, «la tangente avait été prise à cause d’une thématique particulière, l’immigration». «Ça nous touche moins ici. Ça a été monté en épingle beaucoup aussi pour dévier la campagne par rapport à ça plutôt que par rapport aux vrais enjeux. Les vrais enjeux ici sur le terrain, c’est le manque de main-d’œuvre, la lutte à la pauvreté, donc, c’est le soutien aux organismes communautaires, et la santé», énumère-t-elle.

Reléguée au troisième rang, Jacynthe Bruneau, du Parti québécois, continue à croire «que le vent tourne et que le PQ va en profiter positivement le 1er octobre».

Jacynthe Bruneau, PQ

Et elle dit ne pas ressentir ce recul sur le terrain. «J’ai eu des bons débats, j’ai toujours des félicitations, les gens viennent spontanément me voir. Il reste une semaine à la campagne. Je fais confiance aux Québécois qui vont prendre la bonne décision le 1er octobre. Je continue à travailler très fort sur le terrain, je ne minimise pas mes efforts, j’essaie de bien expliquer le programme, je prends du temps avec chaque personne qui me pose des questions pour mettre les choses en perspective, je garde 100 % confiance pour le 1er octobre. Je ne me concentre pas sur les autres. Je continue à faire une campagne sur les idées», a-t-elle indiqué.

Même si sa rivale de Québec solidaire, Christine Cardin, se réjouit de ses résultats à la hausse, elle tire surtout son encouragement sur le terrain. «On sent vraiment qu’il se passe quelque chose de beau, on le sent, c’est palpable», confie-t-elle.

Pour cette dernière, il n’y aura qu’un seul vrai sondage, soit le 1er octobre. «On fait une bonne campagne en ce moment. C’est ce que les gens sont en train de constater, qu’on a un bon programme. Manon a livré une très belle performance aux débats. Elle a su démontrer qu’elle a l’étoffe d’une première ministre, qu’elle est solide. Il y a aussi la visite de Gabriel Nadeau-Dubois à La Tuque et Shawinigan qui démontre que le parti accorde de l’importance aussi à nos enjeux régionaux», se plaît à signaler la candidate de QS.

«On a de très bons candidats partout au Québec. C’est un projet de société qu’on propose aux Québécois, on redonne de l’espoir aux gens quant à l’avenir du Québec. On a de belles propositions comme le salaire minimum à 15 dollars, la gratuité scolaire et notre plan économique et environnemental qui démontre que nous sommes responsables et qu’on a une vision à long terme pour le Québec», ajoute Mme Cardin.

Pour le vice-président de Recherche Mainstreet, Steve Pinkus, les résultats «reflètent un peu les changements qu’on a vus depuis le premier débat».

Pierre Giguère, PLQ

«Ce qui se passe dans Laviolette-Saint-Maurice par rapport à la scène nationale, c’est moins profond. L’ampleur de l’appui pour la CAQ est pas mal plus solide», a-t-il conclu.

Méthodologie: Le sondage a été réalisé par un système de réponse interactif le 18 septembre auprès de 612 répondants. Il vient avec une marge d’erreur de 3,9 %, 19 fois sur 20.