Marianne Émond et son fils, Édouard Cloutier, 9 ans.

L’aventure d’Édouard ou le diabète en BD

TROIS-RIVIÈRES (IL) — Édouard Cloutier, 9 ans, sait exactement de quoi il en retourne lorsque le préfixe «hyper», qui nous vient du grec ancien, est placé devant le mot glycémie. La langue sèche, il a toujours soif et envie de pipi. Accablé de fatigue, il se sent même somnolent.

Atteint du diabète de type 1, le garçon doit s’assurer plusieurs fois par jour que le taux de sucre dans son sang ne dépasse pas les limites normales, sans quoi les symptômes précités risquent de se manifester et son état pourrait se dégrader rapidement, mais surtout dangereusement.

Édouard avait 5 ans lorsque le diagnostic a été posé, à l’été 2016. Après une sortie familiale, il s’est mis à boire, à uriner et à vomir sans arrêt. En 24 heures, le petit garçon avait perdu beaucoup de poids.

À l’hôpital Sainte-Justine où il a été admis d’urgence, on a expliqué à ses parents que le pancréas d’Édouard ne sécrète plus d’insuline et que pour le reste de sa vie, cette hormone, qui joue un rôle fondamental dans l’assimilation du glucose, doit lui être injectée quotidiennement. Jusqu’à quatre fois par jour.

Depuis quatre ans, Marianne Émond accompagne son fils dans les hauts et les bas de cette maladie anciennement connue sous le nom de diabète juvénile.

Ensemble, ils ont réalisé une petite bande dessinée. Intitulé «Ma nouvelle aventure», le livret décrit dans des mots simples une situation complexe qui peut être difficile à accepter lorsqu’on est un enfant.

À la maison comme à l’école, Édouard est appelé à vérifier plusieurs fois par jour son taux de glycémie.

Conscient qu’il doit respecter la routine des repas et des collations, le garçon sait également reconnaître les signes d’hyperglycémie ou, à l’inverse, d’hypo. Graduellement, il gagne en confiance et apprivoise le diabète afin de s’épanouir comme tous les enfants de son âge.

«Édouard aime renseigner les gens sur sa maladie», se réjouit sa mère en espérant qu’à travers l’histoire de son fils, d’autres jeunes qui vivent avec le diabète de type 1 se sentiront moins seuls et dépourvus.

L’activité de lancement aura lieu le dimanche 26 janvier, 10h30, à la bibliothèque Maurice-Loranger, à Trois-Rivières.