Laurianne Petiquay, directrice générale du CAALT, espère qu’il y aura des actions concrètes.

Laurianne Petiquay: «Il faut prendre le rapport au sérieux»

LA TUQUE — La Commission d’enquête sur les femmes autochtones assassinées et disparues a rendu son rapport public, lundi. Un document qui était attendu par le Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT). On espère que ce rapport permettra une meilleure compréhension de la réalité des peuples autochtones et de faire avancer la société.

«J’étais très fébrile. C’est maintenant qu’on va en parler. J’espère que les gens vont en prendre connaissance. Je souhaite que le rapport puisse faire comprendre des choses. […] Ces recommandations-là vont permettre de poser des actions concrètes et d’avancer. Il faut que ça change et il faut prendre le rapport au sérieux», affirme la directrice générale du CAALT, Laurianne Petiquay.

«On va étudier le rapport et les recommandations. Il faut prendre le temps. Je ne veux pas trop m’avancer. […] Génocide, c’est un mot lourd. Je ne veux pas débattre sur génocide oui ou non. Il faut plutôt se demander ce qu’on fait à partir d’aujourd’hui», a-t-elle ajouté.

Laurianne Petiquay avait été invitée à participer à cette enquête et elle affirme avoir senti la force, le courage et la grande résilience de toutes ces femmes.

«Cette enquête a donné l’opportunité aux femmes des premières nations de faire entendre leurs voix, mais aussi celle de leur famille […] Il y a aussi beaucoup d’espoir. Les femmes veulent que ça change, qu’il y ait une société plus juste et équitable. Je pense que tout le monde peut participer au changement avec des actions concrètes», commente-t-elle.

«Nos actions doivent être tournées vers la réconciliation et la guérison», ajoute Mme Petiquay.

La directrice générale du CAALT n’est pas sans rappeler que son organisation est partie prenante de la sécurité et du mieux-être des femmes autochtones et de leur famille.

«On veut continuer de porter la voix de ces femmes-là», assure-t-elle.

D’ailleurs le 21 juin prochain, lors des festivités entourant la Journée nationale des Autochtones au Centre Sakihikan, le CAALT va honorer la mémoire des femmes autochtones disparues ou assassinées.

«Ce sera sous forme de chant d’honneur», souligne Laurianne Petiquay.