On reconnaît ici Michelle Plante de COMSEP, Claire Plourde du Musée POP, Joane Bergeron, responsable du projet, les artistes Ariane Gélinas et Kim Lafontaine ainsi que Sylvie Bouchard, représentante des participants de COMSEP.

L’art public pour combattre la pauvreté

TROIS-RIVIÈRES — Le hall d’entrée du Musée POP de Trois-Rivières rayonnera aux couleurs du talent des artistes de l’organisme COMSEP pour les prochaines semaines. Le musée trifluvien accueille encore cette année l’exposition Une ondée de mots qui regroupe les œuvres de bénéficiaires de l’organisme d’alphabétisation qui ont accepté de participer à ce grand projet d’art public.

Une ondée de mots regroupe les œuvres de 24 participantes et participants ayant choisi de se prêter au jeu de l’art public. Ainsi, chacun avait le défi de transformer un parapluie dans le but d’en faire un objet d’art. En plus de l’imaginer dans l’espace, les participants devaient également le dessiner, porter une attention aux détails et en varier les couleurs pour assurer une œuvre collective éclatée. Les œuvres, suspendues au plafond du hall d’entrée du musée, apportent une vision éclatée de l’espace dès qu’on entre dans les lieux. Pour mener à bien leur projet, ils ont été épaulés par les artistes Ariane Gélinas et Kim Lafontaine.

En parallèle à ce projet, une douzaine d’organismes de la région ont également accepté de collaborer, en recevant à l’intérieur de leurs murs un parapluie sur lequel étaient collées des gouttes d’eau en papier. Les bénéficiaires des différents organismes étaient alors invités à y inscrire un mot ou une phrase inspirée par un thème choisi par l’organisme. Grâce à la collecte de toutes ces pensées couchées sur papier, l’auteure et artiste Ariane Gélinas a pu s’inspirer du projet pour réaliser des phrases et des textes propres à chacun des organismes. Le résultat final est également exposé dans le hall du Musée POP.

La Maison de Connivence, le SANA de Trois-Rivières, le Centre d’amitié autochtone, les Cuisines collectives de Francheville, l’École citoyenne, la Friperie de COMSEP, la Librairie Poirier, la Maison de la famille, le Centre d’éducation populaire de Pointe-du-Lac, le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) et le Centre de prévention suicide Accalmie font partie des organismes ayant pris part à ce projet.

«Au cours de cette démarche de création, les artistes ont été très sensibilisés aux partenaires du projet. Beau temps, mauvais temps, les émotions et la voix de chacun inondent nos pensées, notre quotidien», note Joane Bergeron, responsable du projet pour COMSEP.

La coordonnatrice de l’organisme, Sylvie Tardif, ajoute que l’accès à la culture devient un moyen efficace de lutter contre l’exclusion à différents niveaux. «Depuis plusieurs années, COMSEP travaille à rendre la culture accessible aux personnes en situation de pauvreté et ainsi les aider à s’approprier l’univers de la création. C’est une démarche d’alphabétisation et d’éducation populaire par les arts», mentionne-t-elle.

L’exposition est ouverte au public jusqu’au 9 décembre, et ce, gratuitement.