Un total de 70 militaires de Valcartier sont arrivés dans la région samedi.

L'armée pourrait doubler ses effectifs dans la région

Les Forces armées sont dans la région depuis samedi. Un contingent de 70 militaires a d'abord été déployé ce week-end pour venir en aide aux centaines de sinistrés des inondations. Devant l'ampleur de la tâche, les effectifs devraient doubler ce lundi.
Le ministre et député de Saint-Maurice, François-Philippe Champagne, a fait une tournée samedi des zones inondées avec le représentant des Forces armées, le major Brian Gendron-Houle, ainsi que le directeur de la Mauricie et du Centre-du-Québec à la Sécurité civile, Sébastien Doire. Ils ont déterminé les besoins en vue du déploiement de l'armée.
Des soldats, dont des policiers militaires, ont contribué à remplir des sacs de sable et construire des digues, comme à Yamachiche.
Les militaires de Valcartier, qui sont actuellement basés au manège de Shawinigan, ont assisté les équipes déjà sur le terrain. Ils répondaient aux besoins des municipalités débordées par le travail. Ils ont notamment aidé à remplir des sacs de sable, construire des digues ou rencontrer des citoyens avec des intervenants psychosociaux. 
Alors qu'ils étaient 70 dans la région ce week-end, leur nombre devrait augmenter lundi. Les Forces armées ont l'intention de déployer 70 autres soldats, dont une dizaine de réservistes du NCSM Radisson, pour venir prêter main-forte aux intervenants sur le terrain. En tout, c'est donc 140 militaires qui seraient à pied d'oeuvre dans la région. Par ailleurs, des réservistes de la Mauricie ont été déployés ce week-end dans la région de Montréal. 
Samedi, un officier de liaison de l'armée a fait une tournée des secteurs inondés avec la Sécurité civile ainsi qu'avec le ministre fédéral et député de Saint-Maurice François-Philippe Champagne afin de déterminer les besoins. En tout, près de 300 résidences sont touchées par les inondations. 
«Les troupes sont réparties où cela est nécessaire. Nous continuons d'être en communication avec les municipalités pour qu'elles nous indiquent leurs besoins», expliquait le directeur régional de la Sécurité civile, Sébastien Doire. 
Le major Brian Gendron-Houle commandant de la sous-unité de l'unité d'intervention immédiate de la Mauricie, l'officier qui a fait la tournée de reconnaissance des besoins, affirme que les troupes pourraient être appelées notamment à remplir plusieurs types de tâches.
«Les militaires seront déployés sur le terrain dès aujourd'hui (samedi) en fonction des besoins. C'est ce que nous confirmons avec cette tournée de reconnaissance sur le terrain», soutenait le major Gendron-Houle qui avouait que les besoins étaient grands. 
Le ministre Champagne était de cette tournée des sites inondés afin de faire rapport au ministre de la Défense, Harjit Singh Sajjan, et au ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale.
«Nous sommes là pour rencontrer les victimes, les municipalités et les bénévoles qui donnent un coup de main», soulignait M. Champagne. «Nous faisons le tour pour bien comprendre les besoins. [...] C'est important de rassurer les citoyens et de leur dire qu'on est là pour eux. Comme on voit les besoins évoluer, on s'adapte.»
La Sécurité civile invite les citoyens voulant obtenir des sacs de sable ou de l'aide à communiquer avec leur municipalité. Celle-ci fera ensuite le lien avec la Sécurité civile puis les Forces armées. Les militaires sont là en appuis aux autorités civiles.
Tous les députés libéraux de la région ont participé à un point de presse sur l'état de la situation dimanche matin. Julie Boulet, la ministre responsable de la région, a affirmé que Québec met tout en oeuvre pour venir en aide aux sinistrés. 
«Les gens qui ont besoin de soutien moral ou d'aide psychologique, il y en a», a-t-elle affirmé avant de saluer la solidarité des Québécois. «Partout, on voit que les gens s'aident. Les Québécois se serrent les coudes.»
De passage dans la région samedi, Jean-François Lisée, le chef du Parti québécois, a affirmé que le premier ministre du Québec avait pris la bonne décision de demander l'aide de l'armée. «C'est aussi notre armée. Elle est à notre disposition. Il ne fallait pas attendre pour faire appel aux militaires pour aider les sinistrés», a-t-il souligné.