On retrouve Henri-Georges Sévigny, président du conseil d'administration, Gisèle Boisvert, résidente, Marc Despins, président d'honneur, Chantal Normandin, résidente, et Jérôme Martineau, directeur.

L'Arche Mauricie: «Urgent besoin d'argent»

En s'exécutant sur son violon, Chantal Normandin aura réussi à faire oublier la pluie. Cette résidente de l'Arche Mauricie aura ravi les auditeurs par son interprétation de l'Hymne à la joie.
En s'exécutant sur son violon, Chantal Normandin aura réussi à faire oublier la pluie. Cette résidente de l'Arche Mauricie aura ravi les auditeurs par son interprétation de l'Hymne à la joie.
Au-delà des mots, sa musique aura suffi pour convaincre du bien-fondé de cet organisme qui, fier de ses 40 ans, doit néanmoins composer avec des besoins financiers. D'où cette rare sollicitation publique pour des dons.
«On a un urgent besoin d'argent pour faire des rénovations. Et cette campagne, c'est une façon de prendre notre place. La déficience intellectuelle, c'est notre spécialité», a clairement lancé le président du conseil d'administration, Henri-Georges Sévigny, en conférence de presse.
Et les trois foyers qui hébergent des personnes ayant un handicap intellectuel ont besoin d'une cure de rajeunissement. Déjà, des réparations urgentes avaient été nécessaires à la résidence de la rue Saint-Paul, à Trois-Rivières, alors qu'un mur de pierre de cet ancien presbytère de la paroisse Sainte-Cécile, vieux d'un siècle, menaçait de s'effondrer.
Si l'exercice budgétaire 2015-2016 s'est conséquemment soldé avec un déficit, l'augmentation de la rémunération, visant à satisfaire la Loi sur l'équité salariale, aura affecté les finances de la dernière année.
«C'est pour cette raison que l'Arche Mauricie fait appel à des donateurs. Nous avons dû effectuer une réduction de personnel au cours des dix dernières années. Nous ne pouvons pas faire plus de ce côté. La sécurité des personnes hébergées serait compromise», a expliqué le directeur, Jérôme Martineau.
Selon lui, les édifices demandent des rénovations importantes étant donné leur âge. «En 2016, nous avons changé plusieurs fenêtres de la résidence de la rue des Érables, là où l'Arche Mauricie s'est établie en 1979. D'autres importants travaux sont à faire à cet endroit en 2017, sans compter les urgences qui peuvent survenir en tout temps dans les deux autres résidences», fait-il remarquer.
C'est le directeur général de Trois-Rivières Mitsubishi, Marc Despins, qui préside cette collecte de fonds majeure. «Comme voisin de l'Arche, j'ai eu un coup de coeur. Il faut aider les résidents qui ont besoin de nous pour continuer à s'épanouir», a-t-il déclaré.
Résidente de la première heure, Gisèle Boisvert a témoigné à quel point l'Arche Mauricie est une «grande famille où l'on découvre les dons de chaque personnes». «Je suis acceptée telle que je suis, malgré ma différence», a-t-elle raconté.
Comptant neuf membres, le conseil d'administration veille avec vigilance à la gestion d'un budget qui frôle les 600 000 dollars. Douze personnes sont à l'emploi à temps plein et deux, à temps partiel.
La mission de l'Arche Mauricie est de permettre à des personnes ayant un handicap intellectuel de développer leur plein potentiel et de s'insérer dans la communauté. L'Arche leur offre l'hébergement ainsi qu'un milieu de vie partagé avec des personnes n'étant pas handicapées. 
L'Arche Mauricie a été fondée en 1977 par soeur Geneviève Papillon, ursuline. Cet organisme sans but lucratif fait partie du réseau international des Arches fondé par Jean Vanier.