L'ancien propriétaire de L. Bélanger Métal inc. tenait à réagir

TROIS-RIVIÈRES — L’ancien propriétaire de L. Bélanger Métal inc., Guy Bélanger, a tenu à réagir, jeudi, aux informations rendues publiques par le ministère de l’Environnement, voulant que son entreprise ait écopé d’une amende de plus de 25 000 $ pour avoir exploité, en 2018, un séparateur eau-huile sans autorisation préalable du ministère de l’Environnement, allant à l’encontre de la Loi sur la qualité de l’environnement.

M. Bélanger déplore que la sortie du ministère de l’Environnement puisse laisser croire que le ministère n’était pas au courant de la présence de cet équipement chez L. Bélanger Métal inc, alors qu’il en connaissait l’existence depuis près de 15 ans. Selon lui, l’équipement avait été installé en 2004 lorsque l’entrepreneur a fait poser du béton dans la cour de son entreprise, et qu’il a du même coup voulu faire installer un drain et un système de récupération des eaux usées. Le ministère lui avait indiqué qu’un délai de six à sept mois était nécessaire pour obtenir le permis, alors que les travaux étaient prévus pour la semaine suivante. «À peu près 80% des cours de récupération d’automobile n’avaient rien pour récupérer les huiles. Je voulais que mon entreprise puisse le faire», indique-t-il.

En 2006, une pluie diluvienne a fait déborder le système, emmenant une intervention du ministère qui lui aura valu une amende de plus de 10 000 $ et des travaux de décontamination. «Ils savaient à ce moment que l’équipement était là», considère-t-il, se demandant pourquoi le ministère a du coup attendu quinze ans avant d’intervenir comme ils l’ont fait en 2018, avec une amende qui aurait pu totaliser plus de 60 000 $. Or, des discussions et des négociations ont mené à un règlement hors cour pour un peu plus de 25 000 $, un montant bien moindre que s’il avait dû faire valoir son point devant les tribunaux contre le ministère de l’Environnement, fait-il savoir, reconnaissant qu’il n’avait effectivement pas le permis nécessaire et qu’il comptait payer l’amende.

«Je trouve juste ça dommage, parce que tout ça découle du fait que j’ai fait mon possible pour minimiser les problèmes environnementaux sur les terrains de mon entreprise», déplore Guy Bélanger, qui a depuis vendu les actifs de son entreprise à AIM Recyclage et a pris sa retraite.