Devant: Nancy Giroux, du Comité de défenses des droits sociaux, Sarah Beaumont-Gaudet pour les Travailleurs de rue La Tuque, Lucie Hervieux de La Tuque en forme et en santé, Martine Caron pour la Guignolée, Nathalie Arpin, coordonnatrice de la Centrale alimentaire et Charlène Bolger, organisatrice communautaire. Derrière: Alain Riendeau du Centre de bénévolat, Audrey-Anne Frenette de la Ressource Parents-Ailes, Dana Bouchard du Centre d’amitié autochtone de La Tuque, Anne Pageau de la Ressource Parents-Ailes, Patricia St-Arnaud, superviseure de la Centrale alimentaire et Andrée-Anne Cossette, organisatrice communautaire pour «Se nourrir, agir et se développer», dont Moisson Mauricie / Centre-du-Québec est mandataire. Absents: Guy Laliberté du CABHSM et Jacky Pilote du Carrefour emploi HSM.

Lancement de la Centrale alimentaire La Tuque

LA TUQUE — La Centrale alimentaire La Tuque a été officiellement lancée, mercredi, dans ses locaux de la rue Castelnau. Il s’agit d’un lieu centralisé pour les organismes œuvrant dans le domaine de la sécurité alimentaire et d’un nouveau système de cueillette et de tri des denrées destinées à l’aide alimentaire. Le déploiement du Programme de récupération dans les supermarchés (PRS) a servi de levier dans cette importante mise à jour de la formule de la distribution alimentaire dans le Haut Saint-Maurice.

«On est vraiment fière de vous présenter le fruit de ce travail de concertation aujourd’hui. […] Il y avait un enjeu d’accessibilité à de l’aide alimentaire, mais l’enjeu principal était l’interruption des services pendant la période estivale», a indiqué Charlène Bolger, organisatrice communautaire au CIUSSS MCQ.

Le Programme de récupération dans les supermarchés découle d’une entente nationale entre Les Banques alimentaires du Québec et les grandes bannières en alimentation. Depuis 2015, Moisson Mauricie / Centre-du-Québec applique cette entente en récupérant les denrées dans les marchés d’alimentation participants.

«Grâce à un partenariat entre la Centrale alimentaire La Tuque et Moisson Mauricie / Centre-du-Québec, les organisations locales bénéficient de la nourriture recueillie par la Centrale alimentaire La Tuque auprès de nos marchands locaux», ont indiqué les dirigeants.

L’implantation de la récupération dans les épiceries demande le respect des exigences des bannières. Les épiciers ainsi que la Centrale alimentaire La Tuque ont reçu une formation qui traite, entre autres, du contrôle de la qualité. Le PRS permet de réduire la quantité de nourriture propre à la consommation envoyée à l’enfouissement et contribue ainsi à lutter contre le gaspillage alimentaire.

Nouvelle formule de distribution alimentaire
La fréquence des distributions alimentaires est passée d’une à deux fois par mois. L’équipe de la Centrale a bénéficié du soutien de «Se nourrir, agir et se développer», dont Moisson Mauricie / Centre-du-Québec est mandataire, afin de développer les outils de travail et les mécanismes pour assurer la distribution équitable en évitant le gaspillage alimentaire, tout en créant des occasions pour des participants d’acquérir des compétences.

Entre le 19 juin et le 31 août, la Centrale avait déjà reçu 5347 kilos de denrées. Une cinquantaine de bénévoles ont participé au succès des premiers mois d’activités et près de 170 familles sont inscrites. La Centrale est à la recherche constante de bénévoles et de dons.

«C’est par tranche d’une heure ou deux. Ce dont on a besoin, c’est de la disponibilité. Quand une épicerie appelle, il faut faire vite. […] Il y a évidemment les dons alimentaires et monétaires, mais il y a aussi les boîtes d’œufs vides et les sacs réutilisables. Ce sont des choses dont on a besoin souvent», a indiqué Charlène Bolger.

Concertation en sécurité alimentaire
La concertation en sécurité alimentaire est composée de dix organismes qui ont comme objectif d’assurer une offre alimentaire aux gens dans le besoin, en optimisant les ressources disponibles, tout en respectant les missions respectives.

«Il y a eu un grand travail de concertation. Il a fallu à un certain moment renoncer un peu à nos organismes et penser aux personnes qui ont faim. On les a mis en priorité. Ces personnes-là n’ont pas faim juste aux Fêtes ni un mois par année, elles ont faim à l’année», a conclu Alain Riendeau du Centre de bénévolat.