L’Alter Égaux devient Équijustice Haut Saint-Maurice. Sur la photo: Line Pilote, directrice générale, Christine Villeneuve, présidente du conseil d’administration et Nancy Leblanc, intervenante-médiatrice.

L’Alter Égaux devient Équijustice Haut Saint-Maurice

LA TUQUE — L’Alter Égaux de La Tuque, organisme de justice alternative, fait maintenant partie du réseau Équijustice. Elle offrira les mêmes services, mais sera maintenant reconnue sous le nom Équijustice Haut Saint-Maurice et sera membre du Réseau de justice réparatrice et de médiation citoyenne.

Les dirigeants souhaitent que les citoyens à la recherche de services de justice équitable et accessible aient une seule et même bannière à repérer où qu’ils soient dans la région: celle d’Équijustice.

En Mauricie Centre-du-Québec, les organismes de justice alternative qui ont joint cette bannière sont L’Alter Égaux (Équijustice Haut-Saint-Maurice), Volteface (Équijustice Centre-de-la-Mauricie / Mékinac), Aux trois pivots (Équijustice Trois-Rivières), Ressource alternative Maskinongé (Équijustice Maskinongé), Avenues citoyennes (Équijustice Nicolet - Yamaska – Bécancour), Commun Accord (Équijustice Drummond), Pacte Bois-Francs (Équijustice Arthabaska / Érable).

Une approche équitable
Dans le monde juridique du Québec, le réseau Équijustice tente de se démarquer notamment par deux grands services aux citoyens. D’une part, il propose la justice réparatrice, un moyen par lequel les torts causés par une infraction peuvent être réparés, que ceux-ci aient touché une personne ou la collectivité.

Cette démarche donne à chaque partie la possibilité de participer au processus de réparation dans un cadre ouvert et respectueux. Les intervenants favorisent l’engagement à travers l’application des mesures prévues par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA), par le Programme de mesures de rechange général (PMRG), et par l’application du Code de procédure pénale du Québec.

D’autre part, Équijustice a recours à la médiation citoyenne, un processus qui encourage une gestion des conflits dans la collectivité en misant sur la communication et le dialogue, qu’il s’agisse de différends interpersonnels, de voisinage, en milieu de travail ou autres.

En Haute-Mauricie cette année, l’organisme a reçu 21 demandes pour des jeunes contrevenants et 26 demandes pour de la médiation citoyenne.

«C’est quand même assez important, ç’a augmenté depuis l’année passée», a indiqué la directrice générale, Line pilote.

Des 26 demandes reçues, deux seules se sont rendues à la médiation. Le taux de réussite est de 100 %.

«Ce ne sont pas toutes les demandes qui se rendent à la médiation. Ce sont parfois des gens qui vont être orientés vers un autre organisme. Parfois, on leur fournit assez d’outils pour qu’ils puissent régler le problème eux-mêmes. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils viennent ici, on est capable d’évaluer la situation et si on peut se rendre en médiation avec les deux parties, on est en mesure de le faire», a indiqué Line Pilote.

Rappelons qu’Équijustice a pour mission de développer une justice équitable et accessible à tous en invitant les personnes à s’engager dans la gestion des difficultés qu’elles vivent en collectivité et en les accompagnant dans le respect de leurs droits et de leurs différences.