La ministre et députée de Champlain Sonia LeBel, la directrice de l’école Louis-de-France Maryse Côté, la responsable du projet «L’agroalimentaire s’invite à l’école Sophie Cormier-Rondeau ainsi que le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne. Derrière, on peut voir aussi 408 petits cultivateurs en herbe.

«L'agroalimentaire s'invite à l'école»: une aide financière importante pour l'école Louis-de-France

Trois-Rivières — Le programme éducatif «L’agroalimentaire s’invite à l’école» de l’école primaire Louis-de-France vient de recevoir un énorme coup de pouce de la part de Québec pour assurer sa pérennité. Le programme, instauré depuis quelques années dans cette école du secteur Saint-Louis-de-France pourrait d’ailleurs devenir un modèle d’implantation à travers d’autres écoles de la région et même du Québec, dans un contexte où l’on favorise à la fois l’agriculture urbaine, l’achat local et les saines habitudes de vie.

«L’agroalimentaire s’invite à l’école» permet chaque année aux 408 élèves de cette école, à travers leur programme scolaire, de cultiver et récolter plus de 2000 livres de légumes à même leur cour d’école. Cette production, évaluée à près de 11 000$, a non seulement servi à alimenter le bar à salade maintenant disponible à l’école, mais a également pu être redistribuée dans la communauté.

Mais au-delà de seulement récolter des légumes, les élèves sont invités à prendre part au processus complet de la culture des aliments, explique la directrice de l’école, Maryse Côté. De l’histoire jusqu’à l’origine des aliments, les élèves apprendront également les étapes de production, de la semence à la pousse puis à la culture, pour ensuite en faire la transformation à l’intérieur d’une cuisine aménagée expressément pour les besoins du programme. Tous les aliments préparés pour, par exemple, le bar à salade de l’école, auront été coupés par les petites mains des élèves en apprentissage de multiples valeurs, constate la directrice.

«C’est une nouvelle vision pédagogique au Québec. Les élèves apprennent à composer des menus avec des aliments de saison, à faire des choix santé, des choix éclairés dans leur alimentation. Ils reprennent contact avec la nature. Les impacts sont visibles à court et long termes. Ils apprennent à faire des choix écoresponsables, et ça rayonne aussi sur leurs habitudes à la maison», explique Mme Côté, qui relate par ailleurs que tout près de 75 membres de la communauté participent également au bon déroulement de ce programme scolaire.

La responsable du programme, Sophie Cormier-Rondeau, a initié diverses activités adaptées à chacun des niveaux, permettant ce contact avec l’agroalimentaire au fur et à mesure du parcours scolaire des élèves. Compostage, festival des récoltes, rallye dans les jardins, dégustation de légumes en classe font partie de ces initiatives. Les semis de basilic dont les enfants ont tant pris soin auront permis d’offrir un plant de basilic à leurs mamans pour la Fête des mères. Et en sixième année, ils seront même initiés à calculer le coût de production de chacune de ces récoltes, afin d’en faire le comparatif sur le marché de l’alimentation, et de pouvoir en mesurer concrètement les bénéfices.

Ce projet, évalué à tout près d’un million de dollars depuis sa création, a reçu mercredi matin une aide financière de 649 200$ du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, afin d’assurer la continuité de ses activités et son développement pour les trois prochaines années. Le ministre de l’Agriculture André Lamontagne et la ministre de la Justice et députée de Champlain Sonia LeBel ont d’ailleurs rendu visite aux élèves afin de leur en faire l’annonce.

Les deux collègues de l’Assemblée nationale ont d’ailleurs tenu à saluer l’implication et le dévouement des enseignants et de l’équipe-école qui permettent le maintien de ce programme et son développement d’année en année. Le ministre Lamontagne a également mentionné son souhait de voir ce programme être imité par d’autres écoles, non seulement de la région mais de la province en entier, afin de faire bénéficier à un maximum d’enfants de ses retombées tant dans leur vie future que dans la communauté.