De gauche à droite: Yves Vincent (directeur général), Michel Angers (maire) et Martin Asselin (conseiller du district des Boisés).
De gauche à droite: Yves Vincent (directeur général), Michel Angers (maire) et Martin Asselin (conseiller du district des Boisés).

Lac-à-la-Tortue: comment réagiront les citoyens?

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Michel Angers rappelle que lors de la première présentation des coûts du projet en 2016, les frais annuels pour les deux services avaient été évalués à 796 $. De plus, 80 % des fosses septiques du secteur devaient être remplacées, un investissement d’au moins 15 000 $.

«En 2016, les gens nous ont dit: go!», rappelle le maire. «Nous sommes partis sur cette base.»

Mais à 1175 $ par année pendant 20 ans, les citoyens auront-ils encore l’impression de faire une bonne affaire ?

«On peut présumer toutes sortes de choses, mais à 800 $, les citoyens ont dit oui», réplique le maire. «Nous sommes à 1175 $. Ça fait 375 $ de plus par année. Si on récupère des montants d’argent, peut-être se rapprochera-t-on du 800 $, pour lequel les gens nous avaient dit oui.»

Craint-il que les résidents autour du lac à la Tortue se sentent lésés?

«Nous aussi, nous avons été lésés», réplique le maire. «Nous aussi, nous avons été induits en erreur.»

«Oui, c’est plus cher», convient-il. «Pensez-vous que ça fait notre affaire? Absolument pas! On n’est pas contents, je l’ai dit 100 fois. Si des citoyens ne sont pas contents, ils ont raison de ne pas être contents, de dire que ce n’est pas ce qui avait été prévu. Mais ni moi, ni le trésorier, ni le directeur général n’avions prévu que ce chantier était pour tourner de cette façon. Il y a quelques histoires d’horreur et c’en est une.»

Et la Ville?

Très critique envers Allen et Pluritec, le maire est demeuré vague lorsqu’il a été invité à évaluer la responsabilité de la Ville de Shawinigan dans ce mauvais film. Au début de son allocution, il avait même pris la peine de souligner le travail exemplaire d’Yves Blanchette, directeur de la division génie.

«Nous aurions peut-être pu mettre deux ou trois personnes avec Yves pour regarder tous les détails. Il s’est tapé beaucoup, beaucoup d’heures. Nous avons fait le meilleur suivi que nous avons pu, mais on paye une firme d’ingénieurs à gros prix pour être nos yeux et nos oreilles, suivre le chantier. C’est à ça que Pluritec sert. Ce n’était pas la responsabilité de la Ville. Malgré ça, nous avons été obligés de suivre, car si ça n’avait pas été le cas, ça aurait été encore pire. Nous avons mis les freins à plusieurs endroits. C’était un chantier hors norme.»