L’abri à gravier de Saint-Élie-de-Caxton s’est effondré la semaine dernière.

L’abri à gravier s’est effondré

TROIS-RIVIÈRES — L’abri à gravier de Saint-Élie-de-Caxton s’est effondré la semaine dernière sous le poids excessif de la neige. Un citoyen se demande pourquoi il n’avait pas été déneigé et si cela a un lien avec l’absence d’un contremaître des travaux publics, alors que celui qui était en poste a démissionné en décembre.

Le maire de la municipalité, Robert Gauthier, assure qu’il n’y a aucun lien à faire entre les deux événements. «Ça n’a rien à voir avec notre contremaître aux travaux publics. Ce n’est pas un cadre qui fait le déneigement, ce sont les employés et ils étaient en train de le faire», laisse-t-il tomber.

Ce dernier en a vraisemblablement assez que la gestion de la municipalité soit constamment remise en cause. «On est comme n’importe quelle autre municipalité au Québec. On a des enjeux, on a des défis, on a de la neige, et c’est géré correctement. On n’augmente pas nos taxes, les élus n’ont pas augmenté de salaire depuis qu’on est là. Quand on se compare, on voit qu’au niveau de la gestion municipale à Saint-Élie, ça se porte très bien comparativement à tout ce qui se passe ailleurs», assure-t-il.

Selon M. Gauthier, les toits des autres bâtiments municipaux avaient tous été déneigés. D’ailleurs, deux employés municipaux se trouvaient sur place lorsque la toile en dôme recouvrant ce bâtiment s’est soudainement écroulée. «Ils étaient justement en train d’enlever la neige à l’extérieur au moment où ça s’est produit - par chance, parce que s’ils avaient été à l’intérieur, il aurait pu y avoir des blessés», explique M. Gauthier.

Pour ce qui est de la suite des choses, des discussions ont été entreprises entre la Municipalité et sa compagnie d’assurances ainsi qu’avec le contracteur, puisque le bâtiment n’avait été construit qu’il y a trois ou quatre ans. «Par la suite, on prendra les décisions appropriées», note M. Gauthier. Ce dernier n’est pas encore mesure de déterminer à combien s’élèveront les coûts pour remplacer l’abri.

Ce bâtiment abritait donc des abrasifs. Son effondrement n’aura pas de conséquence sur le déneigement, assure le maire. «On peut l’abrier temporairement avec des grandes bâches agricoles. On va finir l’hiver comme ça. Ça n’a aucune influence sur la qualité du travail qu’on peut offrir.»

Saint-Élie-de-Caxton a connu plusieurs démissions au cours des derniers mois. Outre le contremaître des travaux publics, la technicienne en loisirs, culture et tourisme a également quitté. Dans les deux cas, des démarches ont été entreprises pour combler ces postes. Deux conseillers ont aussi remis leur démission, soit Jacques Defoy en janvier et François Beaudry en novembre. L’élection partielle se tiendra le 31 mars. Les mises en candidature s’échelonneront entre le 15 février et le 1er mars.