La Ville dit non à Rogers

TROIS-RIVIÈRES — La Ville de Trois-Rivières ne donnera pas son appui à un projet de tour de télécommunications implantée par la compagnie Rogers Communication sur la rue Notre-Dame-Ouest, à l’extrémité est du district Pointe-du-Lac. Selon la Ville, l’acceptabilité sociale n’était tout simplement pas au rendez-vous pour y apporter son appui.

Les entreprises de télécommunications relevant toutefois du palier gouvernemental fédéral, Rogers Communication pourrait tout de même prendre la décision d’implanter sa tour à cet endroit, malgré l’avis défavorable de la Ville et l’opposition citoyenne, fait remarquer Robert Dussault, directeur de l’aménagement et du développement urbain à la Ville de Trois-Rivières.

Lundi soir, les conseillers municipaux des districts de Pointe-du-Lac et Chavigny, François Bélisle et Maryse Bellemare, ont tenu une rencontre d’information citoyenne à laquelle les citoyens situés dans les zones avoisinant le terrain où la tour pourrait être implantée étaient convoqués. Des représentants de Rogers Communication étaient sur place pour répondre aux questions.

La compagnie prévoyait implanter la tour sur un terrain boisé situé au 7832 Notre-Dame-Ouest. Selon le conseiller municipal François Bélisle, ce terrain est situé vraiment très près d’une zone résidentielle, ce qui ne plaisait pas aux citoyens du secteur.

Il faut dire que selon les normes fédérales, la compagnie était tenue de consulter la population située dans un rayon équivalent à 3 fois la hauteur de la tour prévue, qui s’élèverait dans ce cas-ci à quelque 250 pieds de haut. Cette consultation se faisait par envoi postal, où l’on permettait aux gens de faire parvenir leurs commentaires par téléphone ou par écrit. Une consultation insuffisante, surtout en considérant les réactions des citoyens du secteur lorsqu’ils ont appris l’existence de ce projet, ont estimé les deux conseillers municipaux.

D’autres scénarios ont été proposés lundi soir à la compagnie Rogers Communication, qui s’est engagée à les étudier avant de rendre sa décision. Une vingtaine de citoyens ont assisté à cette rencontre d’information, durant laquelle une évidente désapprobation au projet se faisait sentir, ce qui a incité la Ville à ne pas donner son appui à cette implantation à cet endroit.

Mardi soir, lors de la séance du conseil municipal, des citoyennes du secteur Pointe-du-Lac sont venues remercier le conseil municipal de leur position. L’une d’elles, Suzanne Sidwell, a toutefois fait remarquer au conseil municipal que la réglementation actuelle en vigueur à la Ville permettait l’implantation de tours de télécommunications sur son territoire agroforestier, qui est présentement à moins de 15% dans le secteur Pointe-du-Lac. Cette citoyenne a suggéré au conseil municipal de s’intéresser rapidement à cette réglementation et à ses impacts sur les différents secteurs de la Ville.

Notons par ailleurs que quatre autres projets d’implantation de tours de télécommunications ont reçu l’appui de la Ville de Trois-Rivières, mardi soir. L’une de ces tours appartenant à la compagnie Vidéotron pourrait être implantée sur le boulevard Thibeau dans le secteur Saint-Louis-de-France.

Les trois autres tours, appartenant à Rogers Communications, pourraient s’implanter au club de golf Ki-8-Eb, sur le chemin Sainte-Marguerite dans le secteur Pointe-du-Lac ainsi que sur le boulevard Thibeau dans Saint-Louis-de-France.