La Villa du jardin fleuri, qui a été la proie des flammes le 5 juin dernier, sera démolie dans les semaines à venir.

La Villa du jardin fleuri sera démolie

TROIS-RIVIÈRES — La Villa du jardin fleuri sera démolie au courant des prochaines semaines, a confirmé la Ville de Trois-Rivières. Les propriétaires de l’ancienne résidence pour personnes âgées, laissée en ruines après un incendie, l’été dernier, ont fait la demande pour obtenir un permis de démolition.

«Ça va se faire dans les prochaines semaines, avant la fin de l’année ou au retour des Fêtes», a confirmé le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant, sans donner de date précise. Le triste spectacle qu’offrent les décombres calcinées de l’édifice, situé sur la rue Notre-Dame Ouest, au pied du pont Laviolette, appartiendra donc bientôt au passé, au soulagement de plusieurs personnes résidant à proximité. Certaines s’étaient d’ailleurs plaintes à la Ville de Trois-Rivières du long délai avant la démolition.

«Ce serait un beau cadeau de Noël, surtout pour les gens qui vivent autour, s’est réjouie Maryse Bellemare, conseillère du district de Chavigny. C’est sûr que c’est un bon morceau à démolir, ça ne se fera pas en un jour. Avec les camions, c’est sûr que ça va faire du bruit et que ça va gêner la circulation, alors les gens vont devoir être patients.»

La conseillère ne veut pas se réjouir trop vite, du moins, «pas tant que la pelle [mécanique] ne sera pas arrivée dans la cour». Elle estime cependant que cette démolition est pressante avec l’hiver qui s’installe dans la région, notamment pour éviter que des ‘‘squatteurs’’ ne s’installent dans les décombres pour se protéger du vent et de la neige. Ce problème s’est d’ailleurs déjà posé pendant l’automne, a confirmé Yvan Toutant.

«Il y a eu des ‘‘squatteurs’’ sur place, cet automne; c’est normal, on voit ça régulièrement quand ce genre de situation arrive. Mais le service incendie a sécurisé les lieux depuis», a-t-il assuré.

Des voisins ont également aperçu des gens en train de fouiller les décombres à la recherche d’objets épargnés par l’incendie, comme des pommes de douche et des tuyaux de cuivre.

Pas d’autres recours

La Ville de Trois-Rivières avait récemment envoyé une mise en demeure aux propriétaires de la Villa du jardin fleuri, les sommant de s’occuper rapidement de la démolition des ruines. Puisqu’ils semblent vouloir s’y plier en demandant un permis de démolition, la Ville ne devrait donc pas entreprendre d’autres démarches les visant.

«Il n’y aura pas d’autres recours, a indiqué M. Toutant. Ils ont payé leurs taxes foncières, ils ont respecté la mise en demeure et ils ne doivent rien à la Ville. Tout est bien qui finit bien.»

La Ville n’aurait donc rien à reprocher aux propriétaires, même si le dossier de la démolition traînait en longueur aux yeux de quelques citoyens. «Ils ont toujours été corrects avec nous autres, ils ont toujours dit qu’ils allaient collaborer avec nous. C’est vraiment pour une histoire d’assurances que ça a été long.»

Rappelons que la Villa du jardin fleuri avait fermé ses portes en octobre 2017. Elle avait perdu son certificat de conformité après le décès de deux de ses résidents. Ceux-ci s’étaient retrouvés enfermés à l’extérieur de leur chambre en pleine nuit.

L’incendie qui a détruit l’ancienne résidence est survenu le 5 juin dernier. La Direction de la police de Trois-Rivières n’a pas réussi à en identifier la cause.