Le Camping Lac-aux-Sables a encore quelques traces de la tornade qui a ravagé le site, mardi dernier.
Le Camping Lac-aux-Sables a encore quelques traces de la tornade qui a ravagé le site, mardi dernier.

La vie a repris son cours au Camping Lac-aux-Sables

Emmanuelle Leblond
Le Nouvelliste
LAC-AUX-SABLES — Grâce aux efforts de nombreux bénévoles, les activités ont pu reprendre leur cours au Camping Lac-aux-Sables, et ce, juste à temps pour la deuxième fin de semaine des vacances de la construction. Le camping a réussi à maintenir son taux d’achalandage habituel, malgré la tornade de force EF1 qui a sévi mardi dernier. Au final, tout est revenu dans l’ordre, mais pour certains, les émotions sont encore vives, concède le copropriétaire Sylvain Robert.

«Physiquement, le camping est rétabli à 100 %. Il nous reste un arbre qu’on a trouvé qui a faibli, mais ce n’est pas grand-chose», explique-t-il. Enfin, l’adrénaline des derniers jours est retombée. «C’est un sujet encore sensible. Pourtant tout est fini. On essaie de prendre ça plus calme, ce dimanche», complète M. Robert.

Heureusement, la catastrophe n’a pas touché le taux d’achalandage du camping. «Nos réservations sont complètes. C’est presque comme s’il n’y avait rien eu, sauf que les gens se promènent pour regarder ce qui s’est passé. Ça fait une attraction», soutient le copropriétaire du camping.

Ici et là, les enfants circulent en vélo en sillonnant les chemins de gravier. Au passage, un homme joue de la guitare pour divertir les passants. Le moral des campeurs s’améliore de jour en jour. Déjà, on entrevoit des sourires sur le visage des vacanciers. En regardant dans les airs, quelques débris se trouvent encore dans le feuillage des arbres, comme c’est le cas d’une serviette de plage ou même d’un abri en plastique.

Assurément, la tornade a laissé ses traces au Camping Lac-aux-Sables. Sur quelques terrains, on retrouve des souches d’arbres fraîchement coupés qui sont délimitées par des cônes et des rubans de sécurité. Aussi, quelques roulottes accidentées font partie du paysage.

Un important travail de nettoyage a été réalisé considérant les dégâts qui parsemaient le site, notamment sur les terrains, la plage et dans le lac. «On a donné un gros coup jeudi et vendredi. Dès le vendredi soir, on pouvait dire que tout était prêt pour la fin de semaine», souligne le copropriétaire du camping. Des scies mécaniques et de la machinerie lourde ont été utilisées pour couper les arbres qui étaient tombés sur les roulottes.

Les vacanciers ont pu profiter de la plage lors de cette deuxième fin de semaine des vacances de la construction.

Un fort mouvement de solidarité s’est formé au lendemain de la catastrophe. Un nombre élevé de bénévoles et d’employés étaient au rendez-vous pour mettre la main à la pâte, au grand bonheur de M. Robert. «J’ai reçu beaucoup d’appels d’entreprises des environs pour me demander si j’avais besoin de leur aide. J’en étais estomaqué. C’est venu beaucoup me chercher. Je suis vraiment fier d’être citoyen de Lac-aux-Sables. Je suis fier de mon monde», confie-t-il, les larmes aux yeux.

Quant au restaurant, ce dernier a été paralysé pendant une journée avant qu’il ouvre à nouveau. «On a fermé le mercredi pour refaire le ménage et tout replacer. On voulait se remettre en ordre. On a rouvert jeudi soir», affirme la gérante Suzie Piché. La plage a été accessible aux campeurs lors de la même journée. Au départ, les gens étaient stressés et l’atmosphère était tendue, témoigne Mme Piché. Or, dès samedi, la bonne humeur était de retour. «Les gens étaient plus joyeux, festifs. Il faisait beau, il faisait chaud. La plage était bondée», constate-t-elle.

L’ambiance de la journée de dimanche était un brin différente. «Étant donné que c’est la fin des vacances de la construction, il y avait beaucoup de campeurs qui faisaient leurs bagages, mais ils sont tous venus nous saluer au restaurant avant de partir», poursuit-elle.

Les campeurs touchés par la tornade

En général, les vacanciers ont tourné la page sur l’événement. Pour certains sinistrés, la cicatrice n’est pas encore totalement fermée. «Ça a beaucoup brassé ici. Ça m’a affectée ce qui s’est passé. J’ai été sous le choc après. Je ne m’attendais pas à ça et on ne veut pas que ça se reproduise», avoue Louise Cloutier, une saisonnière qui a été touchée par la catastrophe.

Mme Cloutier a subi plusieurs dégâts sur son terrain. Sa pergola et son auvent sont des pertes totales. Un arbre a été coupé sur son terrain puisqu’il risquait de tomber. «Je suis encore un peu sur les nerfs, ça va revenir quand on va totalement être replacé. On a hâte de retomber dans nos affaires», appuie-t-elle. Or, la vague de solidarité l’a beaucoup aidée à surmonter cette épreuve. Elle en est d’ailleurs très touchée.

Quant à Annie Bernier et son conjoint Louis Dupras, la chute de deux arbres a endommagé leur roulotte. Le verdict: perte totale. Malgré ce dénouement, ils restent optimistes. «Le plus important c’est qu’il n’y a pas eu de blessé grave. La vie continue et plusieurs personnes nous encouragent», soutient M. Dupras.

Le copropriétaire Sylvain Robert est fier d’avoir pu compter sur l’appui des bénévoles et des employés pour remettre rapidement le camping sur pied.

Le couple est reconnaissant de pouvoir être logé ailleurs sur le site. «Le propriétaire est gentil, il nous a prêté une roulotte pour qu’on puisse finir nos vacances», conclut le vacancier.