Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, assure que la Ville est en bonne santé financière.
Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, assure que la Ville est en bonne santé financière.

La Tuque: «On est en bonne santé financière»

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
La Tuque — «Après trois ans, on peut dire qu’on a repris une vitesse de croisière». Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, est fier de ce qu’il a apporté à la municipalité lors des trois dernières années. Il n’a pas l’intention de réduire la cadence et les prochains mois seront occupés. D’ailleurs, le premier magistrat a annoncé ses couleurs depuis un moment déjà: il sollicitera un deuxième mandat en 2021.

«On est en bonne santé financière, et ce, malgré la COVID», affirme Pierre-David Tremblay.

D’ailleurs, le maire, qui planche actuellement sur le budget avec son équipe, vise un gel de taxes en 2021. Cette situation est «plus que probable» selon lui.

Il faut dire que la Ville se dirige actuellement vers un surplus important, et «très intéressant». Le montant exact sera dévoilé dans les prochaines semaines, mais le maire assure qu’il s’agit de quelques centaines de milliers de dollars.

«C’est certain qu’on va retourner de l’argent aux organismes. On avait déjà dit qu’aussitôt qu’on allait faire un peu d’argent, on allait le partager au niveau collectif. On va remettre de l’argent dans la machine», indique Pierre-David Tremblay.

Ce dernier estime que la Municipalité récolte actuellement ce qu’elle a semé dans les dernières années. C’est en quelque sorte la récompense du travail acharné de l’ensemble de l’équipe, de la rationalisation, de la rigueur budgétaire et des nouvelles façons de faire.

«Il manquait 1,9 M$ quand on est arrivé. On ne pouvait plus emprunter parce qu’on avait frappé le mur. Il a fallu se sortir de ça, il a fallu trois ans. L’objectif est atteint. On est en bonne santé financière. On a travaillé fort pour aller chercher ces argents-là.»

«On a fait le ménage des chiffres, de notre santé financière. […] Quand on regarde ça, c’est 1,4 M$ qui sont revenus dans la machine», constate le maire.

Ces résultats sont, entre autres, associés aux retombées du mémoire sur le soutien financier accordé à l’agglomération de La Tuque qui avait été déposé au gouvernement.

«Le mémoire, on l’a réalisé, il est complété», note fièrement le maire.

La Ville veut poursuivre ses efforts de création de richesse, notamment, avec le déploiement de projets d’importance sur le territoire.

«On dépend à 70 % de la taxation. Plus on va se détacher de ça, meilleur sera le taux de taxation des gens. On a trois grands projets pour ça, et ils sont réellement en marche», indique le maire.

En tête de cette liste, on retrouve la minicentrale hydroélectrique Manouane Sipi. Le projet devrait rapporter en 40 ans un montant de 60 M$ à la Municipalité. On mise aussi sur les chantiers d’Hydro-Québec dont on estime les retombées à près de 80 M$ pour la communauté latuquoise.

«On sait qu’on en a pour plusieurs années. On veut que le milieu en profite le plus possible», note Pierre-David Tremblay.

L’autre projet chéri par la municipalité est celui du gazoduc de GNL Québec. Les dirigeants de la Ville ont d’ailleurs déposé un mémoire d’appui récemment lors des audiences du BAPE.

«Pour la Ville, c’est 8,6 M$ (de redevances) par année. Il faut créer un bon climat pour que les investisseurs soient présents dans le projet. Ici, on a une bonne acceptabilité sociale du projet. C’est important», insiste le maire.

Des chantiers majeurs sont également en cours à La Tuque. Le projet de rénovation du Complexe culturel Félix-Leclerc, qui a nécessité plus de trois millions de dollars en investissement, suit son cours malgré certains dépassements de coûts. La première étape du Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR), c’est-à-dire l’implantation de l’écocentre version 2.0, est aussi complétée.

«Ce n’est pas un dossier sexy, mais la phase un est faite. En 2021, on va passer à la phase deux qui est la plateforme de compostage. En 2022, on va devoir prendre une décision pour ce qui va rester. Est-ce que ce sera de l’enfouissement, du transbordement, ou de l’incinération?»

«Chose dite, chose faite»

Plusieurs réalisations apparaissent aussi dans la colonne des dossiers réglés pour le maire de La Tuque: les problèmes récurrents d’électricité, les améliorations au kilomètre 107 et sur la route 155 et la situation des ambulanciers.

«Pour nous, le dossier des ambulances est réglé, même si c’est un projet pilote. Déjà, à l’heure actuelle, les indications que l’on a c’est que c’est bénéfique. […] Ça va rondement pour les premiers répondants à Parent. On va avoir un nouveau camion, les devis sont connus. Ça va suivre son cours. Les gens là-bas sont formés, accrédités, certifiés. Il reste à créer l’entente.»

Le branchement des tours de télécommunication sur la route 155 entre Grandes-Piles et La Tuque va bien également. On parle d’une mise en service pour l’an prochain dans certains secteurs. Toutefois, il manque encore du financement pour l’électrification de quatre tours sur la portion nord du tronçon routier.

«C’est rendu dans les mains du gouvernement», note le premier magistrat.

Les autorités municipales poursuivent également le travail d’entretien préventif des infrastructures et bâtiments, trottoirs, asphaltage, égouts, etc. D’ailleurs, les citoyens seront certainement heureux d’apprendre que la réfection du boulevard Ducharme est sous analyse actuellement.

Pierre-David Tremblay vise d’autres objectifs à court, moyen et long terme qui de toute évidence l’amènent à solliciter un deuxième mandat à la mairie. Il veut multiplier les actions reliées à la filière forestière qui génère aux alentours de 2000 emplois directs et indirects en Haute-Mauricie. Main-d’œuvre, développement de partenariats, formations, matrice routière, création de projets…

«On se donne une vision […] On a obtenu des changements au régime forestier dernièrement. Ça laisse encore beaucoup de place, mais il y a des choses intéressantes. Par contre, ce n’est pas suffisant. Il y a du travail à faire», indique M. Tremblay.

«Ça nous amène à l’aménagement du territoire. On doit considérer la forêt comme une valeur, comme un potentiel de richesse, on a les barrages, l’eau, la forêt, il faut avoir de l’industrie et la capacité de développer ça», a conclu le maire.