Le Service de sécurité incendie a amorcé la distribution à domicile d’un dépliant explicatif destiné aux gens qui vivent dans la zone vulnérable. Ce dépliant est accompagné d’un aide-mémoire sur les gestes à poser au son de la sirène.
Le Service de sécurité incendie a amorcé la distribution à domicile d’un dépliant explicatif destiné aux gens qui vivent dans la zone vulnérable. Ce dépliant est accompagné d’un aide-mémoire sur les gestes à poser au son de la sirène.

La Tuque: nouvelle sirène d’alerte chez WestRock

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
La Tuque — Une nouvelle sirène d’alerte installée à l’usine WestRock se fera entendre pour la première fois à La Tuque le 9 décembre dans le cadre d’un exercice de mesures d’urgence. Il s’agit d’une nouvelle mesure de sécurité concernant le risque d’accident industriel chez WestRock.

«On ne veut pas créer de panique. Ce risque-là est un risque à probabilité très mince. Par contre, si ça devait arriver, il faut être prêt. Ce que l’on vous présente, c’est très rassurant. On est prêt autant du côté de la Ville que de l’usine […] On ne veut pas avoir à improviser si l’on devait faire face à une situation comme ça», a affirmé Alexandre Bilodeau, capitaine à la prévention du Service de sécurité incendie de Ville de La Tuque.

C’est une fuite de dioxyde de chlore (ClO2) qui a été identifiée comme la cause possible d’un accident majeur, dans le cas de l’usine de La Tuque.

À 14 h le 9 décembre, la sirène retentira deux fois. La première fois pendant quelques minutes pour lancer le début de l’exercice et la deuxième fois après un moment de silence pour avertir que l’exercice est terminé.

«Un accident industriel majeur peut avoir des répercussions sur la santé de la population qui vit près d’une industrie, c’est pourquoi un plan d’action a été mis en place pour avertir rapidement la population en cas d’incident qui peut représenter une menace pour la santé publique.»

La zone vulnérable identifiée en cas de fuite de dioxyde de chlore représente un rayon de 1,8 km autour de l’usine.

Le comité de concertation et de gestion des risques technologiques de Ville de La Tuque, en concertation avec l’équipe de WestRock, a conclu que la meilleure façon d’avertir les citoyens qui vivent et travaillent près de l’usine de La Tuque, s’il se produit un nuage de gaz toxique en raison d’une fuite, est de faire retentir une sirène d’alerte.

La sirène d’alerte a une portée de 2 kilomètres. La zone vulnérable identifiée se situe, quant à elle, dans un rayon de 1,8 km autour de l’usine. Les citoyens qui résident dans la zone vulnérable vont recevoir une lettre informative, un dépliant et un aide-mémoire magnétique sur les conseils de sécurité dans les prochains jours.

Si une telle situation se produisait, la population serait invitée à se mettre à l’abri, fermer les fenêtres et les portes et arrêter la ventilation. En cas d’accident, la Municipalité utilisera aussi son système de messageries d’alerte pour avertir les citoyens et le système provincial Québec en alerte sera mis à contribution. Par ailleurs, dans le cadre de l’exercice du 9 décembre, seule la sirène se fera entendre pour ne pas créer un état de panique.

Les pompiers de la division prévention font également un travail d’accompagnement auprès des établissements de santé, écoles, garderies et autres gestionnaires de grands immeubles à La Tuque, pour s’assurer qu’ils sont bien préparés à faire face à ce type de situation d’urgence.

Les informations contenues dans le dépliant et l’aide-mémoire sont disponibles pour l’ensemble de la population sur le site web de la municipalité.

«Avec l’exercice du 9 décembre à 14 h, nous espérons que les gens prendront le temps de répéter les gestes à faire quand on entend la sirène. C’est une belle occasion de parler avec les enfants et les aînés, qui sont des clientèles plus vulnérables lors d’une situation d’urgence, pour qu’ils sachent eux aussi quoi faire sans paniquer. Tout le monde doit savoir comment réagir au son de la sirène […] L’important si l’on doit faire face un jour à un nuage de dioxyde de chlore, est de ne pas rester dehors jusqu’à ce que le gaz soit dilué dans l’air et ne représente plus de danger», a conclu Alexandre Bilodeau, capitaine à la prévention du Service de sécurité incendie de Ville de La Tuque.