Réjean Pinel veut que la vitesse soit réduite sur la rue Marie-Rollet. Il déposera une pétition aux élus de La Tuque le 15 septembre.
Réjean Pinel veut que la vitesse soit réduite sur la rue Marie-Rollet. Il déposera une pétition aux élus de La Tuque le 15 septembre.

La Tuque: des citoyens exigent une diminution de vitesse sur la rue Marie-Rollet

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — Des résidents de La Tuque veulent que la vitesse soit abaissée à 40 km/h sur la rue Marie-Rollet, dans le quartier Bel-Air. Ils estiment que les automobilistes circulent trop rapidement dans le secteur. Ils ont lancé une pétition qu’ils déposeront aux élus municipaux le 15 septembre et au ministère des Transports.

«C’est spectaculaire sur la rue Marie-Rollet, la vitesse est phénoménale. Tout le monde semble se foutre du fait qu’ils soient dans une zone résidentielle. On veut régler le problème une fois pour toutes», explique Réjean Pinel.

«C’est Jonathan Miur qui a été l’initiateur de la pétition, moi je l’accompagne depuis le début. […] Le message que je veux envoyer aux gens de la Ville et du gouvernement, c’est que s’il arrive quelque chose un jour, un incident tragique, j’aimerais savoir qui je dois aller rencontrer pour qu’on prenne éventuellement la responsabilité pour les actes qu’on ne pose pas. J’espère que le dossier va bouger et vite», ajoute-t-il.

Le résident de la rue Marie-Rollet se questionne également sur la limite actuelle de 50 km/h qui est la même que sur le boulevard Ducharme, une artère principale à quatre voies.

«C’est une autre dimension que je ne comprends pas. Comment on fait pour avoir la même vitesse sur le boulevard Ducharme? La rue Marie-Rollet, c’est une rue bien ordinaire, mais plus que ça, elle est dans un quartier résidentiel, il y a beaucoup d’enfants et les risques sont extrêmement élevés», insiste-t-il.

Les problèmes reliés à la vitesse dans ce secteur de la Ville ne datent pas d’hier. Des actions ont même été posées par la Ville afin de ralentir le trafic dans les dernières années. Des balises de sécurité flexibles sont d’ailleurs actuellement en place à l’extrémité sud de la rue Marie-Rollet, mais c’est insuffisant pour les auteurs de la pétition.

«Ça ralentit le trafic lorsqu’il y a des autos qui arrivent dans l’autre sens, mais sinon, ça passe à pleine vitesse […] La police a fait des relevés. Ils sont venus ici un moment donné et ils ont relevé une pointe à 83 km/h. C’est là qu’on a un peu sauté les plombs», mentionne-t-il.

«On dirait que les gens ont peur que leur moteur n’arrive pas à monter la côte», ajoute M. Pinel.

Ce dernier a entrepris une tournée dans les rues Marie-Rollet et Montcalm depuis quelques jours afin de sensibiliser les résidents et récolter des signatures. Tous les citoyens rencontrés, à quelques exceptions près, ont signé la pétition.

«Les gens sont d’accord avec le principe qu’il faut diminuer la vitesse, ça ne fait pas de doute. On demande qu’elle soit diminuée à 40 km/h. C’est une de nos demandes dans la pétition, l’autre demande, c’est de considérer aussi d’autres alternatives pour réduire la vitesse», lance-t-il.

On propose, entre autres, l’installation de dos d’âne pour forcer les automobilistes à ralentir.

Les instigateurs de la pétition pensent également que la réduction de vitesse devrait s’appliquer ailleurs dans le quartier Bel-Air.

«On pense qu’il faut réglementer rapidement. Une fois que la vitesse aura été diminuée sur la rue Marie-Rollet, fort probablement qu’il faudrait qu’elle le soit sur Montcalm. Plus que ça, j’ai eu beaucoup de commentaires des gens du quartier Bel-Air, et je crois sincèrement qu’on devrait considérer le Bel-Air comme un quartier résidentiel et que toutes les rues devraient être éventuellement à 40 km/h».

À la municipalité, on indique être au courant des problèmes dans le secteur. Le directeur général a confirmé au Nouvelliste qu’il y a eu des discussions officielles avec le service du greffe à ce sujet.

«Actuellement, pour ce qui est du secteur Bel-Air et de la rue Marie-Rollet on a eu une plainte en bonne et due forme. Le service du greffe a discuté avec le citoyen sur différentes pistes de solutions. Aussitôt qu’un dossier nous sera soumis, on va le traiter. On va voir dans quelle optique on peut aller avec ça», affirme Marco Lethiecq.