La Ville de La Tuque a déposé un mémoire sur le transport ferroviaire.

La Tuque dépose un mémoire sur le transport ferroviaire

La Tuque — «On n’insistera jamais assez, le train est un service essentiel à La Tuque. J’ai martelé ce message-là. Il faut le maintenir». Le maire de La Tuque a déposé un mémoire sur le transport ferroviaire dans le cadre des consultations régionales préalables au Sommet sur le transport ferroviaire prévu en décembre 2019.

«On cherche plus de cohérence, plus de financement, on veut voir les infrastructures s’améliorer ne serait-ce que d’avoir des abris convenables et on aimerait ça aussi que la flotte de wagon soit renouvelée», a indiqué le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.

Rappelons que le député de Mégantic et adjoint parlementaire de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation (volet affaires municipales), François Jacques, était de passage la semaine dernière pour rencontrer les partenaires des régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec. La rencontre de consultation a permis d’échanger sur les défis et les opportunités en matière de transport ferroviaire.

Les échanges ont porté plus particulièrement sur les quatre enjeux ciblés dans le cadre du Sommet, soit la pérennité des infrastructures de transport ferroviaire, la sécurité et la sûreté du transport ferroviaire, l’utilisation optimale du transport ferroviaire des personnes et des marchandises, l’empreinte environnementale et la cohabitation harmonieuse et sécuritaire aux abords des infrastructures de transport ferroviaire.

«Le transport ferroviaire, tant des personnes que des marchandises, est un élément central du développement socio-économique du Québec. Votre gouvernement souhaite développer ce mode de transport en assurant une cohabitation harmonieuse, sécuritaire et centrée sur les besoins des régions», a souligné le député François Jacques.

Le mémoire déposé par le maire de La Tuque, disponible en intégralité sur le site web de la municipalité, proposait entre autres de faire l’état du réseau ferroviaire québécois, de favoriser l’entretien de proximité des équipements ferroviaires, d’améliorer l’interconnectivité entre les modes de transports et de créer un crédit d’impôt pour l’utilisation du transport ferroviaire.

«Je demande qu’il y ait un dégagement d’argent pour qu’on puisse offrir ce transport collectif là à notre population et desservir davantage les villégiateurs, la population autochtone, les citoyens et le tourisme», souligne Pierre-David Tremblay.

La Ville de La Tuque aimerait également avoir de l’aide pour l’entretien des gares et la création de nouvelles.

«On a dû, en 2013, racheter les gares et être capable de les faire vivre. Ce sont des bâtiments historiques, ils ont besoin de rénovation, on veut des fonds, on veut des investissements, on veut avoir la possibilité d’avoir des programmes qui vont nous permettre de mettre à jour ces gares-là et d’en créer d’autres. [….] Lorsqu’on dessert la communauté autochtone de Wemotaci, parce que le train sert aussi au transport des Atikamekw, on n’a même pas d’abris. C’est une dalle de ciment par terre. On aimerait avoir accès à des programmes qui nous permettraient de construire des abris pour ces gens-là», explique le maire Tremblay.

Ce dernier insiste également sur la transparence et la communication. Les trains circulent en plein cœur de sa municipalité et le premier magistrat aimerait savoir exactement ce qui circule dans les wagons.

«Quand c’est du bois, ce n’est pas trop dangereux, mais s’il y a des matières plus dangereuses, on veut le savoir parce qu’on veut être proactif. […] On veut être prêts à intervenir s’il arrivait un malheur. On n’est jamais à l’abri, le risque zéro n’existe pas», lance-t-il.

Le maire a fait remarquer également que le train était essentiel pour le développement économique et touristique de la Haute-Mauricie. Il a martelé que les services de jour devaient être maintenus et que l’ajout de voie d’évitement, selon lui, pourrait grandement améliorer la fluidité.

«Le transport ferroviaire dans l’agglomération de La Tuque permet non seulement aux gens de se déplacer sur le territoire, mais il offre aussi un moyen d’assurer la qualité de vie de notre population par le transport de biens essentiels comme la nourriture, les médicaments et les vêtements».