Les risques d’enlisement sont élevés à plusieurs endroits.
Les risques d’enlisement sont élevés à plusieurs endroits.

La Tuque demande aux villégiateurs de ne pas aller en forêt

La Tuque — Chaque année de la mi-avril à la mi-mai, COVID-19 ou non, la Ville de La Tuque recommande aux villégiateurs d’éviter d’aller en forêt, car les chemins forestiers sont en dégel et les risques d’enlisement sont élevés.

«Ce que l’on dit aux villégiateurs et même aux gens de La Tuque, c’est de rester chez eux. Ce n’est pas le temps d’aller sur les chemins forestiers, les chemins ne sont pas carrossables. Il y a des risques d’enlisement importants et chaque année, on doit déployer les premiers répondants pour aller chercher le monde. On ne veut pas surcharger nos services d’urgence là-dedans», a lancé le directeur général et coordonnateur des mesures d’urgence de la Ville de La Tuque, Marco Lethiecq.

Une équipe de l’aménagement du territoire de la Ville patrouille les routes forestières. Actuellement, la situation est sous contrôle sur la route forestière 25 dans la section qui relie La Tuque et Wemotaci. La section entre Wemotaci et Parent est plus difficile. Sur la route forestière 10, on indique que la situation va plutôt bien jusqu’au kilomètre 61.

«Par contre, toutes les autres routes secondaires et tertiaires sont encore enneigées. Les lacs ne sont pas encore calés. Il y a des endroits où il y a encore trois pieds de neige, c’est encore l’hiver. Il y a des gens qui ont fait du ‘‘ski-doo’’ samedi et dimanche», note le M. Lethiecq.

Il faut dire que la situation se répète d’une année à l’autre. Par contre, le dégel est plus ou moins rapide d’une année à l’autre. L’hiver 2020 semble par ailleurs vouloir s’étirer dans les secteurs plus au nord.

«On envoie le même message chaque année, COVID-19 ou pas, ce n’est pas en raison de ça qu’on veut passer le message. Les gens ont tout le temps hâte d’aller à leur chalet. On avertit les gens d’être prudents, mais surtout si c’est possible de rester à la maison […] Actuellement, les nuits sont très fraîches. Au niveau du risque d’inondation, c’est bien moins pire cette année. Par contre, ça fait aussi que le 28 avril, on a encore de la neige dans le bois et qu’on fait encore de la motoneige», lance le directeur général.

Les routes sont enneigées à plusieurs endroits.

On souligne d’ailleurs que le couvert de neige est encore important en forêt sur le territoire et que les lacs ne sont pas encore dégelés.

«C’est certain qu’on a des appels de gens qui souhaitent aller à leur chalet, mais la majorité des gens qui sont familiers avec le secteur savent très bien qu’à ce temps-ci de l’année, tu ne peux pas aller à ton chalet. Ce n’est pas accessible vraiment avant la fête de la Reine.»

On compte 4220 chalets sur le territoire de La Tuque. Aux alentours de 85 % des propriétaires viennent de l’extérieur de la municipalité. Certains ont manifesté leur mécontentement en raison des contrôles routiers faits par les policiers, mais ce n’est pas la majorité selon la municipalité.

«On a eu une centaine d’appels pour des renseignements. Les plaintes qui ont abouti à la direction générale et à la mairie je dirais qu’il y en a peut-être une trentaine. Bon an, mal an, il y a toujours des gens qui s’informent via Info-Service. C’est à peu près le même nombre», affirme Marco Lethiecq.

Quant à l’accès restreint à la Ville de La Tuque, on affirme suivre à la lettre les consignes gouvernementales.

«Ce que l’on sait actuellement, c’est que les barrages sont là. On suit les annonces et les consignes à cet effet», assure le directeur général.

Les lacs ne sont pas encore dégelés à La Tuque.

La Ville s’attend toutefois à ce que les choses s’activent dans les prochaines semaines sur le territoire. C’est ce qu’a indiqué le maire en entrevue à Facteur matinal sur les ondes de Radio-Canada.

«D’ici à la mi-mai, je crois qu’il va y avoir des changements, le passage va être davantage accentué. Ils vont commencer par les régions c’est ce que l’on entend parce qu’on a des discussions avec le gouvernement chaque semaine par conférence téléphonique. On va rouvrir les petits commerces, possiblement les terrains de golf, tranquillement pas vite on va laisser place à la SÉPAQ, aux pourvoiries, aux campings et puis finalement les chalets», a indiqué le maire Pierre-David Tremblay. «Le mot d’ordre, ce sera bienvenu quand ce sera possible. Pour l’instant, ce n’est pas possible et on suit les consignes», a conclu M. Lethiecq.