Le maire de La Tuque veut que la route forestière 25 soit entretenue complètement par le MTQ.
Le maire de La Tuque veut que la route forestière 25 soit entretenue complètement par le MTQ.

La Tuque demande au MTQ d’entretenir la route forestière 25 jusqu’à Parent

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
La Tuque — «La 25 est à La Tuque, ce que la 155 est à la Mauricie.» Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, veut que la route forestière 25 soit entretenue complètement par le ministère des Transports (MTQ) et il n’est pas le seul, il a reçu de nombreuses lettres d’appui dans les derniers jours. Le Ville estime qu’il est temps qu’on reconnaisse l’importance de cette route et que le ministère prenne en charge la centaine de kilomètres qui sépare Wemotaci et Parent.

«On se donne une nouvelle vision pour la forêt. La forêt, ça inclut les activités, l’industrie, les villégiateurs, etc. Qu’est-ce qui est essentiel à tout ce monde-là, qu’est-ce qui relie tout ce monde-là? C’est d’abord les routes. […] La route 25, pour nous, doit devenir une route provinciale jusqu’à Parent. Il faut la reconnaître et qu’elle ne soit plus à la merci d’un peu tout le monde», explique le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.

Actuellement, l’entretien de la portion qui relie Wemotaci à Parent est sous la responsabilité de l’industrie forestière qui agit en fonction de ses besoins opérationnels. «Ils n’ont pas d’obligation pour l’entretenir alors on n’a aucune garantie», déplore le maire.

Ce dernier affirme que la route forestière 25 est carrément l’épine dorsale de sa matrice routière, car elle donne accès aux communautés autochtones, aux secteurs habités de Parent et de Clova, au site Vallières, aux barrages hydro-électriques d’Hydro-Québec, aux chalets, ainsi qu’à de nombreuses pourvoiries.

«Cette route est devenue, ces dernières années, la route principale donnant accès au territoire», insiste Pierre-David Tremblay.

«La route 25 permet à nos citoyens du nord d’avoir accès à notre centre-ville en 2 heures et 30 minutes, soit une heure de moins que ce qu’ils devaient faire auparavant pour qu’ils puissent s’approvisionner et se rendre à leurs rendez-vous médicaux. En matière de sécurité publique, cette route est primordiale, car les ambulanciers, policiers et pompiers l’empruntent régulièrement. C’est pourquoi il est très important qu’elle soit bien entretenue tout au long de l’année sur tout son tracé», peut-on lire dans une lettre qui sera adressée au MTQ.

Le maire estime que c’est également très important d’un point de vue économique pour le développement de projets, comme Gazoduq et Manouane Sipi.

La Ville a reçu de nombreux appuis dans sa démarche de zecs, pourvoiries, entreprises forestières, la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice (CCIHSM) et différents organismes.

«On est rendu à près de 30 appuis […] Même la Commission scolaire nous a appuyés. On nous dit qu’ils ont de la misère à trouver du monde pour enseigner à Parent parce que la route n’est pas toujours ouverte l’hiver. Les professeurs ne veulent pas aller enseigner à Parent. En s’assurant qu’elle est entretenue par le MTQ, on va s’assurer qu’elle soit ouverte à l’année.»

La Chambre de commerce confirme qu’elle est d’avis que le MTQ doit s’impliquer davantage dans l’entretien des routes forestières principales du territoire. La Chambre soutient que les routes sont des liens économiques très importants donnant accès à de très nombreux utilisateurs, dont plusieurs de ses membres.

«Nous sommes d’avis que l’entretien de ces principales voies d’accès multiusages ne doive pas être l’unique responsabilité des compagnies forestières ou de la municipalité», soulignent les dirigeants de la CCIHSM dans une lettre d’appui.

La Ville veut présenter son dossier au ministère des Transports et au ministre directement. Des discussions au sujet de la route 25 ont déjà été entamées et le maire soutient qu’il y a «de l’ouverture».

Au MTQ, on affirme que la demande officielle de la Ville de La Tuque sera analysée lorsqu’elle sera reçue.

«Le ministère veille à ce que toutes les communautés du Québec soient reliées au réseau supérieur par une route. Pour éviter l’enclavement de la localité de Parent, le MTQ est gestionnaire, et assure par le fait même l’entretien du chemin de Parent-Mont-Laurier. C’est la route collectrice qui mène à Mont-Laurier. Le premier tronçon de la route 25 qui relie Wemotaci à La Tuque, c’est pour assurer le désenclavement de Wemotaci», a affirmé Roxanne Pellerin, porte-parole du ministère des Transports du Québec.