Le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque a tondu la pelouse du parc Champlain, sous le regard amusé de l'humoriste Michel Barrette.

La tondeuse pour Yves Lévesque, la limonade pour Michel Barrette

Trois-Rivières — Chose promise chose due. Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, qui s’était engagé dans un pari avec l’humoriste Michel Barrette lors de la dernière édition du Grand Prix de Trois-Rivières, a finalement tondu le gazon du parc Champlain lundi midi, en présence de l’humoriste et de nombreux curieux venus assister à cette scène plutôt cocasse.

On se souviendra que le maire et l’humoriste, tous deux engagés à courir pour la série Nissan Micra au Grand Prix, avaient pris le pari que le perdant devrait tondre la pelouse devant l’hôtel de ville de Trois-Rivières à l’aide d’une tondeuse manuelle, pendant que le gagnant se prélasserait sur une chaise longue à siroter une limonade. Une escalade verbale entre les deux hommes, escalade amicale évidemment, s’en était suivie afin de mousser l’intérêt autour du pari.

C’est donc avec une tondeuse «à bras» qu’il a coupé l’herbe du parc Champlain, sous le regard amusé de dizaines de personnes, majoritairement des curieux, mais aussi des candidats aux élections provinciales qui ont profité du rassemblement populaire pour venir serrer quelques mains. Parmi eux, les libéraux Jean-Denis Girard et Pierre Michel Auger et les caquistes Jean Boulet et Sonia LeBel.
Au-delà du défi un peu loufoque, l’activité permettra d’amasser des fonds pour la Fondation québécoise du cancer. En effet, la tondeuse utilisée par le maire a été autographiée et mise à l’encan afin d’amasser le plus d’argent possible pour cette fondation qui vient en aide aux personnes atteintes du cancer, ainsi qu’à leurs proches. «Je suis content de l’ensemble de l’opération. Ça a été bon notre défi. Déjà le Grand Prix, c’est quelque chose d’important pour Trois-Rivières. On le dit, on le répète, parce que ça attire des gens ici. On a peut-être attiré encore plus de gens avec notre défi. Donc ça a été bon pour Trois-Rivières, pour le Grand Prix, pour la série, et ce matin, pour la bonne cause», a résumé Michel Barrette, qui a été le premier à offrir 500$ pour pouvoir mettre la main sur la fameuse tondeuse, mais qui devra finalement mettre beaucoup plus d’argent sur la table étant donné que les enchères ont rapidement monté. À peine une heure après la mise aux enchères, plus de 1200$ étaient en jeu pour l’obtenir. Les enchères se poursuivront d’ailleurs toute la semaine sur le site web de la station radiophonique 106,9 FM.

Le maire Yves Lévesque s’est dit particulièrement touché de pouvoir contribuer à la cause de la lutte contre le cancer. «Mon fils a eu la leucémie alors ça me touche beaucoup. Je suis content de l’avoir encore avec nous, car j’en ai aussi vu mourir», confie Yves Lévesque. Par ailleurs, les frères Jean-François et Louis-Philippe Dumoulin, tous deux pilotes de la série Nascar Pinty’s et coprésidents d’honneur de la campagne de financement de la Fondation québécoise du cancer, étaient présents pour l’occasion et se sont même laissés aller à quelques tours de tondeuse manuelle pour aider le maire à compléter son défi.

Yves Lévesque estime que le défi aura permis de mettre la lumière non seulement sur la cause, mais aussi sur la discipline Nissan Micra qui fait rayonner encore plus le Grand Prix de Trois-Rivières. «Je suis content que Michel (Barrette) ait embarqué. Ce qu’on voit de Michel, c’est authentique. Sur scène et en dehors de la scène, c’est la même personne: authentique, aimable et souriant. C’est pour ça que les gens l’aiment», mentionne Yves Lévesque.

Un compliment qui a été bien reçu par le principal intéressé. «Ça fait différent comme discours de sa phrase célèbre de l’an dernier, où il avait dit de moi que j’étais un bon humoriste, que j’étais gentil, que j’étais très drôle, mais que j’étais pourri comme pilote. Il s’est rétracté et a même poussé l’audace jusqu’à dire que finalement, le pourri...», a mentionné Michel Barrette, avant que le maire renchérisse en éclatant de rire: «le pourri, c’est moi»!