Le budget 2018 à Bécancour en est un rigoureux et prudent, insiste le maire Jean-Guy Dubois.

La taxe fait un bond de 1,3%

Bécancour — Alors que la taxe foncière fait un bond de 1,3 % pour la prochaine année, c’est plutôt la hausse salariale de 15 % pour les élus qui risque de retenir l’attention des citoyens à la suite de l’adoption du budget 2018.

«Le conseil a prévu ajuster la rémunération des élus à compter de l’année 2018. Le dernier ajustement a eu lieu en 2006. Il n’y a pas de bon moment pour décréter ça. L’impact total et final est de 50 900 $, sur un budget de 27,9 millions $», a justifié lundi soir le maire Jean-Guy Dubois, devant une poignée de contribuables.

Celui-ci verra donc ses revenus annuels passer de 71 691 $ à 83 204 $, ce qui comprend la rémunération et l’allocation de dépenses. Pour les conseillers, ils toucheront dorénavant une somme totale de 30 440 $ au lieu de 23 861 $. La rémunération du maire suppléant est aussi bonifiée.

Avouant ne pas avoir considéré l’étalement de cette augmentation de 15 % sur quatre ans, le premier magistrat a souligné que selon une étude réalisée il y a deux ans, les conseillers travaillaient l’équivalent de 33 heures par semaine et le maire, 57 heures.

«Le conseil n’a pas opté pour la création d’un régime de retraite des élus ouvrant droit à des prestations de retraite et d’allocations de départ», a-t-il tenu à préciser.

En 2018, le propriétaire d’une résidence dont l’évaluation moyenne est de 170 600 $ verra son compte de taxes connaître une augmentation de 25,60 $, pour atteindre 1535,40 $. À cela on ajoute une somme de 50 $ pour l’assainissement des eaux, 195 $ pour l’aqueduc, 100 $ pour les égouts et 132,50 $ pour les ordures. Le taux de la taxe foncière est de 0,90 $ du 100 $ d’évaluation. 

Selon le maire Dubois, l’exercice budgétaire s’est déroulé dans un contexte particulier et peut être qualifié de «prévisionnel». «Nous présentons un budget rigoureux et prudent en essayant de prévoir même l’imprévisible», a-t-il commenté.

Des investissements majeurs de 25 millions $ réalisés ou en cours de réalisation à la fin de 2017 concernant le Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées, la fibre optique et le programme triennal habituel «ont complexifié la tâche, si on considère que la politique d’endettement établie depuis 2014 implique un plafonnement de 50 millions $», a-t-il admis.

«C’est sans compter les investissements prévus en développement économique et certains projets majeurs dont le lien routier entre le Plateau Laval et l’autoroute 30 et des développements résidentiels potentiels dans tous les secteurs de la Ville», a fait remarquer le maire.

À son avis, une autre donnée importante est à considérer, soit le nouveau rôle d’évaluation pour 2019, avec ses impacts financiers. «Il y a beaucoup d’évaluations industrielles», signale-t-il, évoquant la désuétude.

C’est un budget équilibré au montant de 27 880 403 $ qui fut adopté, en hausse de 3,2 % par rapport à 2017. Et pour la prochaine année, le programme d’immobilisations contient des projets totalisant 8 222 315 $. 

«En tenant compte de nos engagements en matière d’investissement, le conseil maintient le même niveau de dépenses d’investissement payées comptant dans le but de réduire le recours à l’endettement», conclut M. Dubois.