Denis Pratte
Denis Pratte

La situation est loin d’être dramatique dans la région, selon des préposés

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Les conditions dans lesquelles doivent travailler les nouveaux préposés aux bénéficiaires dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée de la région ne semblent pas être aussi difficiles qu’ailleurs dans la province.

C’est du moins ce qui se ressort des propos de trois d’entre eux, qui ont accepté de s’entretenir avec Le Nouvelliste.

Oeuvrant au Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Saint-Joseph de Trois-Rivières depuis qu’elle a complété sa formation l’été dernier, Lise Paillé indique qu’elle n’a pas l’intention de démissionner. Elle reconnaît cependant que la situation n’est pas parfaite et que certains de ses collègues ayant suivi le même cours accéléré connaissent plus de difficultés d’adaptation qu’elle et jonglent avec l’idée de quitter leur emploi.

«Au début, ça n’a pas été facile, mais tout s’est placé depuis. Il y avait des ajustements qui étaient nécessaires, mais ça se déroule bien maintenant», confie-t-elle.

Lise Paillé

Faisant également partie des personnes ayant été formées au Centre de formation Bel Avenir de Trois-Rivières, Denis Pratte mentionne quant à lui qu’il n’a pas eu vent de situations où des proposés ont été mal accueillis dans leur nouveau milieu de travail. Personnellement, le quinquagénaire qui a travaillé dans le monde de la radio pendant 35 ans se dit très heureux de ses nouvelles tâches et espère être en mesure de les effectuer pendant plusieurs années.

«J’ai 58 ans. Si je peux continuer jusqu’à 67-68, je vais le faire», lance celui qui est attitré au CHSLD Louis-Denoncourt, situé au centre-ville de Trois-Rivières.

Membre de l’équipe du CHSLD Cloutier-du Rivage, Normand Doucet abonde dans le même sens que ses deux collègues. Il souligne que son entrée en poste s’est faite sans anicroche, contrairement à ce que semble avoir vécu certains de ses confrères dans d’autres établissements ailleurs dans la province.

«À Cloutier-du Rivage, ça s’est très bien passé. Notre accueil a été presque parfait. Je dis presque parce qu’il n’y a jamais rien de parfait! Ils l’ont d’ailleurs souligné à la fin de notre stage», raconte-t-il.

Normand Doucet ­

Pas le salaire attendu

Par contre, les trois préposés interrogés confirment que le salaire qu’ils touchent n’est pas celui que le premier ministre François Legault leur avait fait miroiter lorsqu’il a annoncé la mise sur pied de ce programme accéléré de formation. Alors qu’ils s’attendaient à gagner environ 26 $ de l’heure, leur taux horaire avoisine plutôt les 20 $.

Si Denis Pratte indique qu’il n’a pas choisi ce nouveau métier pour le salaire qui y est rattaché – il confirme qu’il faisait plus d’argent comme représentant publicitaire pour une station de radio – Lise Paillé et Normand Doucet espèrent de leur côté que le gouvernement tiendra éventuellement ses promesses. En ce sens, ils fondent de l’espoir sur les négociations de leur prochaine convention collective.