Le MRC Maria Pia devrait rester à quai pour encore au moins une semaine au port de Trois-Rivières.
Le MRC Maria Pia devrait rester à quai pour encore au moins une semaine au port de Trois-Rivières.

La sécurité est renforcée autour du porte-conteneurs en quarantaine à Trois-Rivières

Sébastien Lacroix
Sébastien Lacroix
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Toutes les mesures sont prises pour assurer la sécurité et l’encadrement de l’équipage du porte-conteneurs en provenance du Panama qui a trouvé refuge au port de Trois-Rivières après que des cas de coronavirus se soient déclarés à bord.

Un gardien de sécurité a été ajouté au parc portuaire pour s’assurer de contrôler les accès au navire MSC Maria Pia, et ce, 24 heures sur 24. Celui-ci pourrait autoriser au besoin une ambulance à monter à bord, si des matelots nécessitaient de l’aide médicale.

Un agent de quarantaine de l'Agence de la santé publique du Canada s’assure du respect des consignes et coordonne les interventions. Il communique avec le propriétaire du navire pour s'assurer que les mesures sont en place.

La Santé publique collabore également avec Santé Canada. Jusqu’ici, deux rondes de tests de dépistage ont été réalisées. Des enquêtes épidémiologiques ont également été menées pour retracer ceux et celles qui auraient pu être en contact avec les personnes qui sont infectées.

Le CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec n’a toutefois pas voulu nous indiquer le nombre de personnes qui sont atteintes de la COVID-19 à bord du MSC Maria Pia. Puisque le navire est considéré comme un milieu de travail privé, ces informations sont de nature confidentielle. Lundi soir, TVA Nouvelles avançait que 10 personnes ont contracté la maladie et que 23 membres de l’équipage sont confinés à bord.

Le bateau, qui arrivait de Montréal, s’est fait ordonner d’accoster à Trois-Rivières durant la fin de semaine du 22 novembre, puisqu’il s’agissait du port de refuge le plus près. Si tout va bien, il devrait repartir vers Terre-Neuve d’ici une semaine.

«Au départ, il se trouvait dans la partie industrielle du port. Ce qui fait qu’il était moins visible. Nous avons dû le déplacer au parc portuaire. Parce que nous avions besoin d’espace», explique Sara Dubé, la directrice des affaires publiques de l’Administration portuaire de Trois-Rivières.