Un homme a souffert d'un malaise cardiaque, vendredi soir à l'entrée de la salle J.-Antonio-Thompson. La Ville a décidé d'équiper l'endroit d'un défibrillateur externe automatisé.

La salle Thompson aura son défibrillateur

La salle J.-Antonio-Thompson sera très prochainement munie d'un défibrillateur cardiaque. Cette décision a été prise au début de la semaine, après qu'un homme se rendant à un spectacle vendredi soir dernier eut souffert d'un malaise cardiaque à l'entrée de la salle.
L'homme, dont nous ignorons l'état de santé à la suite de ces événements, a toutefois pu recevoir sur place l'aide d'un médecin et d'un pompier qui se rendaient eux aussi voir le même spectacle.
L'événement s'est produit peu après 19 h 30 vendredi soir, à l'entrée de la salle Thompson. Selon des témoins qui ont contacté Le Nouvelliste, les gens réclamaient de pouvoir avoir accès à un défibrillateur externe automatisé (DEA), comme il s'en trouve dans plusieurs arénas et centres sportifs par exemple, mais l'équipement n'était pas disponible.
L'homme a pu être aidé par un médecin et un pompier qui n'étaient pas en service, et a par la suite été transporté par ambulance.
À la suite de ces événements, la Ville de Trois-Rivières a décidé d'accélérer le processus afin de munir le plus rapidement possible la salle Thompson d'un de ces équipements.
La commande a été passée en début de semaine et devrait être disponible au personnel de la salle sous peu, qui sera évidemment formé pour pouvoir l'utiliser, explique Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières. 
C'est que la Ville avait déjà formé un comité, il y a quelque temps, pour réfléchir à la possibilité d'équiper certains endroits publics de tels appareils. Il y a quelques années, les arénas municipaux ont tous été équipés de DEA, rappelle Yvan Toutant.
«Nous avons décidé de réfléchir à des critères qui détermineraient quels autres endroits devraient être équipés avec ça. Faut-il considérer l'achalandage? Le type de clientèle? L'activité qui s'y tient? Ça fait partie de la réflexion», indique Yvan Toutant.
Or, devant les événements survenus vendredi soir, la salle Thompson a été désignée rapidement comme devant être munie d'un tel équipement. «On va agir de façon urgente et le DEA sera envoyé sous peu. La réflexion était déjà en branle, mais on accélère les choses pour s'assurer que la salle Thompson soit équipée», indique-t-il.
Déjà, des mesures de sécurité étaient en place, comme la présence d'une trousse de premiers soins. De plus, tous les gérants de salle sont formés en réanimation cardiorespiratoire, ajoute Yvan Toutant.
Ainsi, selon la Ville, une personne ressource en secourisme était déjà présente lors des soirs de spectacle. Dans le cas de l'incident survenu vendredi, des spectateurs présents ont aussi été en mesure d'intervenir pour aider la personne en détresse.
Prévention
Selon certains sites Internet offrant la vente de tels équipements, les DEA se détaillent entre 1500 $ et 3500 $ dépendamment du modèle offert.
«Ce n'est pas tellement dispendieux, mais encore une fois ce n'est pas une question de coûts, mais bien de s'assurer que nous puissions répondre à une situation d'urgence si elle se présentait», explique Yvan Toutant.
Selon la Croix-Rouge canadienne, de plus en plus d'organisations optent pour l'achat d'un DEA. «On en voit de plus en plus, ailleurs que dans les complexes sportifs. Des milieux de diffusion culturelle, des centres commerciaux et même des universités s'équipent d'un tel appareil. Pour un lieu où il peut y avoir une grande affluence à certains moments, ça devient un outil nécessaire qui peut vraiment faire une grande différence», croit Sylvie Santerre, coordonnatrice senior pour la prévention et sécurité à la Croix-Rouge.
Selon les statistiques, l'utilisation d'un DEA lors d'un arrêt cardiorespiratoire peut augmenter de 30 % les chances de survie d'une personne lorsqu'elle est prise en charge rapidement.
«C'est un outil facile à utiliser, car il dit à la personne exactement ce qu'elle doit faire et où elle doit placer les électrodes. L'appareil prend lui-même les décisions selon l'état de la personne en arrêt cardiorespiratoire. Ça ne peut qu'être bénéfique parce qu'à ce stade-là, son état ne peut pas être aggravé», constate Mme Santerre.
Il existe d'ailleurs une application mobile disponible sur téléphone intelligent permettant de savoir où, au Québec, sont situés les DEA selon notre position géographique. «DEA Québec» est alimentée de façon volontaire par les organisations qui se munissent d'un tel équipement.
La semaine dernière, le Centre social municipal de La Tuque faisait d'ailleurs l'annonce de l'acquisition d'un DEA, qui a été installé tout près de la porte d'entrée de cet édifice où plusieurs organismes latuquois tiennent leurs activités.
À Shawinigan, le Centre des arts, la Maison Francis-Brisson ainsi qu'un centre communautaire sont déjà équipés de DEA, en plus de trois arénas municipaux et du centre Gervais Auto. Cet amphithéâtre est d'ailleurs équipé de trois DEA, soit un par étage et un autre réservé spécifiquement à l'usage des Cataractes de Shawinigan, précise le directeur des communications de la Ville, François Saint-Onge.