La saison de pêche retardée à la SÉPAQ

LA TUQUE — La saison de pêche est déjà commencée pour certains pourvoyeurs de la Mauricie et prendra son envol dans les prochaines semaines pour d’autres. Par contre, à la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), on a été forcé de retarder le début de la saison dans la réserve Mastigouche et la réserve faunique du Saint-Maurice en raison des lacs qui n’ont pas été libérés de leurs glaces. Les dirigeants ont pris la décision de reporter des séjours.

Dans les deux cas, la saison de pêche devait débuter le 11 mai, mais sur le terrain, ce n’est pas possible.

«La décision a été de reporter les nuitées du 11, 12 et 13 mai dans ces deux réserves. Par contre, la situation peut évoluer très vite avec la chaleur. On va réévaluer la situation au jour le jour. C’est une situation exceptionnelle sur laquelle on n’a pas vraiment de contrôle», a indiqué Simon Boivin, porte-parole de la SÉPAQ.

Les clients seront tous appelés individuellement pour reporter leur séjour à l’intérieur de la saison ou pour 2019. «Notre politique, c’est de prévenir les gens 48 heures à l’avance si leur réservation doit être déplacée. Alors, on va décider vendredi si les réservations de lundi doivent également être déplacées», a indiqué M. Boivin.

Par ailleurs, dans le secteur Wessonneau, en Haute-Mauricie, les dirigeants se laissaient jusqu’à jeudi pour prendre une décision. «C’est le seul secteur où ça pourrait fonctionner à partir du 11 mai.»

On suit également de près l’état du réseau routier fragilisé à certains endroits par la crue des eaux et la fonte de la neige. «C’est évident que dans une situation comme celle-là, il y a eu des dommages, mais rien d’irrécupérable. C’est proportionnel à la situation. Nos équipes travaillent là-dessus et on va être en mesure de rétablir les choses», a laissé savoir Simon Boivin.

En Haute-Mauricie, à la Seigneurie du Triton, on a un peu de retard comparativement à l’habitude, mais rien pour empêcher la saison de prendre son envol en début de semaine prochaine.

À la pourvoirie du lac Blanc à Saint-Alexis-des-Monts, les pêcheurs et les poissons sont déjà au rendez-vous, mais Dame Nature a quand même causé des maux de tête aux clients.

«La route nous a coupés de la civilisation un peu, les gens devaient faire un détour. Il y a beaucoup de petits facteurs qui ont fait que le début de saison a été un peu plus dur que d’habitude. […] Mais là, les lacs sont calés, les quais sont installés, on est en opération. En fin de semaine passée par contre, il y avait seulement trois lacs de calés. C’était un peu serré pour nos clients. Là, tout est réglé et la vie est belle», a commenté Gaston Pellerin, le propriétaire de la pourvoirie.

Évacuation en hélicoptère
Des employés de la SÉPAQ ont dû être évacués en hélicoptère la semaine dernière en raison de la crue des eaux. Ils se sont retrouvés coincés dans la réserve Mastigouche.

Le 3 mai, en raison des inondations, les dirigeants de la SÉPAQ ont demandé aux employés de revenir à Saint-Alexis-des-Monts.

«On a cinq employés qui ne sont pas parvenus à sortir de la réserve. Ils se sont retrouvés dans un chalet, à la chaleur, en sécurité, avec de la nourriture. On pouvait communiquer avec eux. Leur famille a été avisée, mais ils ne pouvaient pas sortir», a affirmé Simon Boivin, porte-parole de la SÉPAQ.

Le lendemain, on a tenté de les secourir, mais sans succès. C’est là qu’il a été décidé d’organiser une évacuation en hélicoptère. «Tout le monde est rentré sain et sauf le 5 mai. Il n’y avait pas de grande panique, tout le monde était en sécurité dans un chalet. Par contre, on ne voulait pas prendre de risque et que la situation dégénère. Tout s’est bien déroulé», a conclu M. Boivin.