Claude Gagnon est le président du Club motoneige La Tuque.
Claude Gagnon est le président du Club motoneige La Tuque.

La saison de motoneige pourrait s'étirer

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — Alors que l’hiver tire à sa fin, la saison de motoneige, elle, pourrait bien s’étirer jusqu’au début du printemps, du moins dans le Haut Saint-Maurice. Avec la collaboration de Dame nature, les amateurs pourraient pratiquer leur sport au mois d’avril à La Tuque et pendant encore quelques semaines plus au sud.

«Avec les sentiers qu’on a présentement, on n’est pas certain, mais on pense qu’on peut se rendre à la mi-avril», a fait savoir Claude Gagnon, président du Club motoneige La Tuque.

Alors que les accidents de motoneige se multiplient dans la province, la question de la sécurité est inévitable pour les amateurs de ce sport d’hiver.

D’ailleurs, on salue l’intention du gouvernement du Québec de rendre obligatoire la formation des guides pour véhicules hors route et des touristes qui en font la location auprès d’une entreprise.

«Je suis entièrement d’accord avec ça. On oblige les gens à passer des tests pour conduire une chaloupe et une mobylette. Alors pourquoi on ne ferait pas passer un test à ceux qui prennent une machine qui peut aller jusqu’à 100 km/h. Il faut conduire une motoneige pour connaître le danger. Je pense que ç’aurait dû être fait déjà il y a plusieurs années d’obliger les gens à suivre un cours», commente M. Gagnon.

D’un club à l’autre, on assure tout mettre en œuvre pour la sécurité des utilisateurs. Les accidents et décès qui ont fait les manchettes cet hiver ont été au cœur de plusieurs discussions, mais on souligne que «la grande majorité des accidents arrivent hors-piste».

«Ça conscientise plus les motoneigistes, c’est évident. Pour notre part, on martèle tout le temps les messages de sécurité et de prudence. Chaque accident est un accident de trop. C’est dommage», souligne le vice-président du Club de motoneige du comté de Champlain, François Massicotte.

«N’importe quel véhicule qui n’est pas opéré de façon prudente et convenable peut être dangereux. Les accidents de motoneige, les accrochages, c’est souvent la vitesse, une perte de contrôle, manque de prudence, etc.», ajoute-t-il.

On a d’ailleurs remarqué une présence plus accrue des patrouilleurs de la Sûreté du Québec dans les sentiers.

«Les policiers sont présents souvent dans les sentiers. Ils prennent des gens en défaut chaque fois qu’ils sortent», affirme François Massicotte.

«On a remarqué qu’ils étaient plus présents, mais à la grandeur de territoire qu’on a, c’est difficile d’être partout. […] Il y en a plusieurs qui ont baissé leur régime de vitesse, mais il y en a encore qui roulent. Il faut faire très attention, on le répète. Il y en a qui ont encore le pouce pesant et il va toujours y en avoir, surtout avec la puissance des motoneiges aujourd’hui… Dans l’ensemble par contre, on doit dire que ce n’est pas si pire. Ici, on n’a pas eu d’accident majeur, et on se croise les doigts», insiste pour sa part Claude Gagnon.

On confirme à la Sûreté du Québec qu’il y a eu plusieurs opérations en Mauricie concernant la sécurité à motoneige, mais il est encore trop tôt pour dresser un bilan complet.

Saison exceptionnelle à La Tuque

La saison a commencé tôt en Haute-Mauricie et devrait se finir assez tard, et ce, malgré des endroits sur le territoire où le club devra arrêter le surfaçage le 31 mars. On pourrait même circuler dans les sentiers les premiers jours d’avril si tout va bien. Il faut dire que La Tuque a reçu d’importantes quantités de neige dans les dernières semaines.

«Plus au nord de La Tuque, les sentiers seront surfacés tant que ce sera possible de le faire. Dans le moment, on ne manque pas de neige et nos sentiers sont super beaux. Il y a du monde, on ne sait pas si c’est la semaine de relâche ou le soleil qui les fait sortir, mais ça voyage ! On est assez surpris de voir le nombre de motoneiges qui circulent ! […] Jusqu’à maintenant, cette année on n’a pas eu de verglas contrairement aux dernières années et aucun sentier n’a été bloqué. Ça nous a permis d’avoir des sentiers vraiment bien», soutient Claude Gagnon, président du Club motoneige La Tuque.

Plus au sud, dans le secteur de Champlain la saison a commencé un peu plus tard. On estime que ce ne sera pas la meilleure saison du côté du froid et de l’enneigement, mais que tout s’est bien passé.

«Au niveau des membres, on se maintient dans les mêmes chiffres que les années passées […] Actuellement, on est dans des conditions printanières, les glaces sont encore bonnes et ça fonctionne partout. Dans les sentiers, la couche de neige est encore très bonne. On pense pouvoir continuer pendant deux semaines, mais à ce temps-ci, il faut évaluer la situation au jour le jour», a conclu M. Massicotte.