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Nancy Samson, propriétaire de la Chocolaterie Samson, est fière du travail accompli pour amener du réconfort dans les foyers à l’occasion de Pâques.
Nancy Samson, propriétaire de la Chocolaterie Samson, est fière du travail accompli pour amener du réconfort dans les foyers à l’occasion de Pâques.

La ruée vers… le chocolat!

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
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Quoi de mieux qu’un chocolat pour apporter un peu de bonheur et de réconfort en ces temps de pandémie? La fête de Pâques sera différente encore une fois cette année certes, mais chose certaine il y aura du chocolat dans les maisons. Les différentes chocolateries de la région sont débordées et s’affairent depuis plusieurs jours à être en mesure de livrer la marchandise. Dans certains cas, on se dirige tout droit vers une année record.

«On ne pensait pas être capable d’avoir une aussi grosse réponse que l’année passée, eh bien oui. Les gens sont extraordinaires. Ça vient compléter la série des trois fêtes, on a eu un Noël exceptionnel, une Saint-Valentin exceptionnelle et Pâques est partie pour être pareil», assure Jocelyne Grondines de l’entreprise familiale Véniel Fines gourmandises.

La chocolaterie Samson est également prise d’assaut par les clients, si bien que l’entreprise se dirige vers une des plus grosses années depuis qu’elle est en affaires. Les gens demandaient déjà des moulages de Pâques alors que l’équipe venait à peine de sortir du sprint de la Saint-Valentin.

«Ça ne nous a pas donné beaucoup de temps pour faire la production. Pâques est tôt aussi cette année! C’est un facteur sur la production. […] On pensait être prêt, mais on ne l’était pas», lance la chocolatière Nancy Samson en riant.

«Pour l’instant, on le fait bien, mais on dort moins. On essaie d’en faire le plus possible qu’on est capable sans jamais négliger la qualité des produits», insiste-t-elle.

En général, on remarque que les clients dépensent plus que dans les années passées, et qu’ils affectionnent les plus gros moulages. Les différents chocolatiers constatent également un immense souci d’encourager local.

«Je veux la relance économique et je veux contribuer à ça. L’important c’est que le client sorte avec un morceau de chocolat et qu’il soit fier de dire qu’il a acheté local», assure Nancy Samson.

«Les gens ne se doutent peut-être pas de l’importance de leur geste, mais il est essentiel. On est vraiment très reconnaissant. Un immense merci à tout ce beau monde-là qui encourage le commerce local, qui lève la main et dit présent», soutient Jocelyne Grondines.

À cet égard le constat est comparable, même à La Chocolatière d’Autrefois qui a pris la décision de ne pas ouvrir ses portes et de se concentrer sur les ventes en ligne. La pandémie les avait amenés à développer un site transactionnel l’an dernier.

«J’ai décidé de garder ma boutique fermée parce que c’est encore trop incertain. Actuellement, ça nous convient très bien de fonctionner de cette façon-là», note la propriétaire Ginette Vaugeois.

La seule déception, c’est de ne pas faire vivre l’expérience olfactive de la boutique avec cette odeur de chocolat qui émoustille les papilles.

«Les gens nous disent qu’ils vont venir le sentir l’année prochaine.»

Le chocolat, c’est une histoire de famille pour Véniel Fines gourmandises. On voit sur la photo la directrice de succursale et fille de la propriétaire, Geneviève Grondines.

«Les gens veulent du chocolat, ils veulent en donner, ils veulent faire plaisir. On pense que ça peut permettre aux gens de s’apercevoir que, malgré la pandémie, ils sont encore capables de se faire plaisir», poursuit Mme Vaugeois.

Là-bas, le ramassage des commandes se fait à l’extérieur de la boutique. Il faut dire que cette année, personne ne s’est fait prendre par surprise par les mesures sanitaires. Le souvenir du branle-bas de combat de l’an dernier, où l’on avait dû opter pour de la collecte à l’auto ou de la livraison, n’est pas très loin dans les souvenirs des chocolatières.

«L’année passée, ç’a été l’enfer. On n’était pas organisé pour un système de livraison. Il a fallu réagir rapidement», avoue Jocelyne Grondines, de Véniel Fines gourmandises.

«L’année passée, on était sur le trottoir. Cette année on est content, on peut accueillir les gens, on se réjouit de les voir. Les gens sont contents», raconte Nancy Samson.

On est catégorique dans les boutiques spécialisées, l’ambiance est à la fête malgré tout et les gens sont souriants.

«Les gens ont besoin de ce réconfort-là!», insiste la chocolatière Nancy Samson.

«L’achalandage en boutique est vraiment excellent malgré les restrictions de nombre de personnes. Ça roule assez bien. L’ambiance est vraiment festive, c’est bien amusant et plaisant», confirme à son tour Mme Grondines.

À l’Atelier chocolaté, une division de l’Atelier des Vieilles Forges, Pâques 2021 sera assurément meilleure que 2020, mais pas à l’image des autres années.

«C’est l’effervescence de Pâques! C’est difficile à comparer avec les autres années où on avait plus de points de vente, comme le kiosque au centre les Rivières. Actuellement, c’est quand même bien. Ce n’est pas super, mais c’est bien», mentionne Thérèse Brouillette, directrice générale de l’Atelier des Vieilles Forges.

Elle rappelle d’ailleurs l’importance d’encourager l’Atelier chocolaté qui engage des travailleurs vivant avec des limitations.

«Ils font de très bons produits et ils sont très consciencieux. C’est certain que quand les gens arrivent à la boutique, qu’ils sont contents, qu’ils disent que c’est bon, que c’est beau, ça donne une raison de venir travailler le matin et de faire de bons produits. C’est de donner de l’autonomie à ces gens-là», fait-elle remarquer.

Le portrait de l’Atelier chocolaté est d’ailleurs celui qui se rapproche le plus des statistiques publiées par l’équipe de Hellosafe.ca sur les dépenses de Pâques des Canadiens. On affirme que le budget moyen des Canadiens pour Pâques cette année est de 41,7$, il s’agit d’une augmentation de 36,7% par rapport à l’an dernier. C’est encore bien loin des moyennes de 57 et 58 dollars observées en 2018 et 2019.

Une chose qui ne change pas toutefois, c’est le chocolat qui est de loin la dépense la plus importante pour Pâques.