La propriétaire de la Mercerie de luxe, Manon Giroux, entourée de ses conseillers, Mario Dubord, ancien propriétaire, et Gilles Simard, devant la boutique de 2000 pieds carrés située au 353, rue des Forges.

La rue Fusey perd un autre commerce

Fermée depuis plus de trois mois en raison d'un effondrement de toiture à l'immeuble adjacent, la Mercerie de luxe vient de rouvrir ses portes, mais au centre-ville de Trois-Rivières, mettant fin à six décennies de présence sur la rue Fusey. Un autre coup dur pour ce secteur madelinois, avec le déménagement à venir du Canadian Tire.
«Je suis très heureuse d'avoir trouvé un endroit pour rouvrir la mercerie et ainsi servir notre clientèle nombreuse et fidèle. Je suis convaincue que le centre-ville est une excellente vitrine pour un commerce comme le nôtre. Nous sommes facilement accessibles et le centre-ville jouit d'une belle clientèle d'affaires et plusieurs événements s'y tiennent l'été, ce qui favorisera un achalandage important», a indiqué la propriétaire, Manon Giroux, qui estime à quelque 100 000 dollars la réalisation de ce projet.
À la suite de l'incident survenu à la fin février, provoqué par le poids de la neige, celle-ci dit avoir multiplié les démarches pour relocaliser son entreprise le plus rapidement possible, ayant envisagé, entre autres, un déménagement sur la rue Barkoff ou le boulevard Thibeau. Mais le choix de s'installer plutôt sur la rue des Forges relève, dit-elle, d'une décision d'affaires.
«Ce n'est pas un commerce comme les autres. C'est un commerce de destination. Nous sommes fiers d'accueillir la Mercerie de luxe», a commenté le directeur général de la SDC centre-ville Trois-Rivières, Mathieu Lahaye.
Depuis 1949, les hommes de Trois-Rivières se sont habillés à la mercerie pour leurs plus grandes occasions et depuis peu, les dames peuvent également y être servies grâce au nouveau département de vêtements et accessoires pour femmes. Fondé par Justin Tessier, le commerce appartenait à Mario Dubord depuis 36 ans avant de passer aux mains de Manon Giroux en septembre 2016.
«Il est possible pour la clientèle d'utiliser le stationnement situé à l'arrière du commerce, sur la rue St-Antoine», a-t-elle fait savoir en conclusion.
Du côté de la Ville, on soutient que les inspections effectuées sur la structure de l'ancien domicile du commerce permettent de conclure que ce dernier n'est pas dangereux et ne justifient pas de forcer sa démolition ou que des travaux de réparation soient effectués rapidement.
«On n'est pas encore rendu là», mentionne le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.
Avec la collaboration de Mathieu Lamothe