Les cyclistes n’ont pas la priorité aux traverses des pistes cyclables

La prudence est de mise pour les cyclistes

Les cyclistes n’ont pas la priorité aux traverses des pistes cyclables. C’est ce qu’ont appris samedi plusieurs centaines d’automobilistes et de cyclistes lors de l’opération de sensibilisation réalisée par les policiers de la ville de Trois-Rivières sur le boulevard Rigaud, près du parc Lambert.

En effet, le 17 avril dernier, après 16 mois de discussions parlementaires, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi 165, qui apporte des modifications importantes au Code de la sécurité routière. Une des modifications concerne les obligations des automobilistes envers les cyclistes et les piétons.

Puisqu’il semble y avoir une certaine confusion chez les différents usagers de la route, la police de Trois-Rivières a mené une opération de sensibilisation. «À l’approche d’une traverse cyclable, considéré comme un passage piétonnier, l’automobiliste n’a pas l’obligation de s’immobiliser pour céder le passage au cycliste, bien qu’il s’agisse d’un geste de courtoisie», explique Luc Mongrain, sergent aux relations publiques dans un communiqué.

«Je savais que nous n’avions pas la priorité, mais c’est vraiment bien que les policiers fassent de la sensibilisation. C’est important de bien informer les gens», souligne Marie Morissette, une cycliste. Par contre, lorsque le cycliste descend de son vélo aux passages piétonniers, il devient un piéton et doit donc être traité comme tel.

Opération de sensibilisation réalisée par les policiers de la  ville de Trois-Rivières concernant la sécurité aux abords des pistes cyclables.

Et pour les piétons?
En ce qui a trait aux piétons, la loi a changé aussi. «L’automobiliste doit céder le passage uniquement lorsqu’un piéton démontre une intention de traverser la chaussée», précise le sergent Mongrain. Il faudra dorénavant que les piétons démontrent clairement leur intention de traverser la rue.

Et les autres?
Pour ce qui est des autres usagers, voici ce que dit la loi: la trottinette équipée d’un moteur, les patins à roues alignées et la planche à roulettes sont interdits sur la chaussée. En principe, les adeptes de ces moyens de transport n’ont pas le droit de circuler sur la voie publique, encore moins de la traverser.

Seule la trottinette sans moteur est permise sur la chaussée. Les règles de circulation destinées aux cyclistes s’appliquent aux personnes qui font de la trottinette sans moteur. Les usagers sont considérés comme des cyclistes.

Pour ceux qui circulent en fauteuil roulant motorisé, en triporteur ou en quadriporteur, il est possible de circuler sur les trottoirs, les voies cyclables, à l’extrême droite de la chaussée ou encore sur l’accotement des routes où il n’y a qu’une seule voie de circulation par direction et où la limite de vitesse est de 50 km/h et moins. Aux passages piétonniers, ces usagers sont considérés comme des piétons.

Des informations pertinentes
Malgré l’attente pour les automobilistes qui circulaient sur le boulevard Rigaud, la file de voitures s’étalait sur plus d’un kilomètre, la plupart semblaient intéressés par les informations divulguées. Certains ont même profité de l’occasion pour poser quelques questions aux policiers sur les changements. Même chose du côté des cyclistes où les vélos-patrouilleurs ont fait face à des cyclistes très intéressés et qui étaient très heureux de pouvoir poser leurs questions en personne. Manon Béland, une cycliste, était bien heureuse d’avoir pris le temps de discuter avec le policier. «C’est très important d’informer les gens et il faut faire encore plus, car les informations concernant le partage de la route sont méconnues», mentionne-t-elle.

Les policiers de Trois-Rivières avaient sélectionné un passage très achalandé pour cette opération de sensibilisation. «Il est très important pour chacun de bien connaître leurs rôles afin d’assurer la sécurité et éviter les altercations qui pourraient survenir à la suite d’un malentendu concernant les responsabilités respectives», conclut le sergent Mongrain.