Un atelier de réflexion et d’échanges sur le thème de l’eau a eu lieu à Shawinigan le 13 juin 2019.

La protection de l’eau au cœur des préoccupations

La Tuque — Bassin Versant Saint-Maurice (BVSM) a identifié les problématiques les plus criantes sur son territoire d’intervention. Plus de 130 personnes se sont mobilisées avec l’organisme afin de cerner les problématiques liées à l’eau et aux écosystèmes aquatiques les plus importantes dans le bassin versant de la rivière Saint-Maurice.

La réflexion s’est faite via trois ateliers sur le thème de l’eau qui ont eu lieu à Shawinigan, La Tuque et Saint-Michel-des-Saints et d’un sondage en ligne.

Ces problématiques seront intégrées dans le plan d’action du plan directeur de l’eau (PDE) de l’organisme dont la mission est d’offrir son expertise à la communauté afin d’améliorer la qualité de l’eau et des écosystèmes sur tout le territoire de la rivière Saint-Maurice

Au cours de la prochaine année, des comités techniques verront le jour afin de travailler sur les différentes actions à mettre en œuvre pour pallier les problématiques identifiées.

BVSM a identifié cinq grandes problématiques. La première est l’érosion des berges d’origine anthropique.

«L’accélération du processus naturel d’érosion des berges peut entraîner des conséquences économiques et environnementales néfastes. De fait, ce phénomène est une menace pour l’intégrité des écosystèmes aquatiques et riverains», souligne l’organisme.

On a aussi identifié les impacts de la navigation de plaisance sur les plans d’eau et les écosystèmes riverains comme un problème. On soutient que certaines activités de navigation de plaisance peuvent engendrer des répercussions sociales et environnementales négatives. On parle par exemple de vagues exacerbées, bruit des moteurs, brassage et mise en suspension des sédiments, introduction d’espèces aquatiques exotiques envahissantes, etc.

«Afin de limiter les conflits d’usage sur les lacs et cours d’eau, et ce, tout en limitant les impacts sur l’environnement, les activités nautiques doivent être encadrées et des mesures doivent être mises en place pour protéger les plans d’eau et les écosystèmes riverains», insiste l’organisme.

Les impacts des changements climatiques, les impacts des pesticides et fertilisants sur la biodiversité sont également des problématiques identifiées.

BVSM souligne qu’il est «nécessaire de s’attarder à la problématique des changements climatiques dans un contexte d’adaptation et d’aménagement du territoire».

La présence de pesticides et de fertilisants dans l’eau représente également, selon l’organisme, une menace pour la faune et la flore du milieu. «L’aspect toxique de ces produits entraîne des risques pour la santé humaine, au même titre que pour la santé des écosystèmes aquatiques. Ces produits se retrouvent dans les cours d’eau, entre autres, par ruissellement, infiltration du sol et drainage souterrain», explique-t-on.

Une autre problématique ciblée par BVSM est la perte et la dégradation des milieux humides et hydriques.

«La dégradation et la perte de ces milieux amènent une diminution de la résilience des écosystèmes, tout en impactant les êtres humains et la biodiversité.»

«Ainsi, il est nécessaire de les préserver, en mettant l’accent sur les milieux devant être la cible d’efforts de protection, tels que la baie du Trou à Barbotte (Saint-Roch-de-Mékinac) et le marais Fitzpatrick (La Tuque)», a conclu l’organisme.