Le capitaine à la prévention au service de protection incendie de Trois-Rivières, Jean-Luc Trempe.

La prévention, la clé du succès

«La clé du succès, c'est la prévention.»
<p>Réjean Carle est le président du comité de sécurité incendie de la MRC de Maskinongé.</p>
Jean-Luc Trempe, capitaine à la prévention au service de protection incendie de Trois-Rivières, est catégorique. Les différentes étapes de prévention, telles qu'exigées par l'Agence de santé et des services de la Mauricie et du Centre-du-Québec dans son processus de certification, sont les éléments nécessaires à assurer la sécurité des personnes qui habitent une résidence pour personnes âgées.
Le volet de la sécurité incendie est d'ailleurs obligatoire pour qu'une résidence reçoive la certification de l'agence de santé. Et les exigences sont nombreuses.
«Les préventionnistes doivent inspecter chaque résidence avant l'émission du certificat. On regarde si l'entretien du bâtiment est fait au niveau de la sécurité incendie. Le système d'alarme incendie doit être vérifié chaque année. S'il y a des anomalies, on demande de les corriger. S'il y a un système de gicleurs, on demande aussi un rapport annuel de vérification. C'est prescrit dans le cahier de l'agence et dans le code national de prévention incendie», énumère le capitaine Trempe.
Les propriétaires de résidences doivent également réaliser un plan de sécurité incendie. Ce plan prévoit entre autres les procédures d'évacuation, la classification des résidents selon leur capacité d'évacuation et la formation du personnel en matière d'évacuation.
Quand ce plan est fait, il doit être validé par les pompiers. Ces derniers vont tester l'exercice d'évacuation, mesurer le temps requis pour évacuer selon le type de résidents (mobilité réduite, troubles cognitifs), les matériaux de la bâtisse (si c'est en béton ou en bois), etc.
«À Trois-Rivières, on a 70 résidences certifiées. C'est un des plus grands nombres au niveau provincial. Il faut réinspecter les 70 résidences chaque année. J'ai libéré un préventionniste qui fait les inspections, les exercices, les suivis, les inspections des nouvelles résidences. Ça représente 80 % de sa charge de travail.»
Le personnel des résidences attitré à la sécurité incendie joue aussi un rôle important. La formation est essentielle, mais le succès d'une évacuation réside aussi dans la présence d'un nombre suffisant de responsables.
Pour leur part, les pompiers possèdent des plans d'intervention. Ce document fournit un plan de chaque bâtisse, indique l'étage où se trouvent les personnes à mobilité réduite, précise si la bâtisse est munie de murs coupe-feu. L'officier commandant possède ainsi un document qui va l'aider dans sa gestion d'intervention.
Le modèle d'inspection est semblable en secteur rural. À la MRC de Maskinongé, un technicien en prévention incendie visite une fois par année chaque résidence pour personnes âgées.
«Les établissements doivent suivre un plan d'urgence, un plan d'évacuation. À la MRC, notre rôle est de faire appliquer le schéma de couverture de risque en incendie et que les Municipalités suivent le schéma. Le technicien en prévention incendie relève de chaque Municipalité. C'est lui qui s'occupe de vérifier les détecteurs de fumée, les extincteurs, si tout l'équipement est là et si ça fonctionne. S'il y a des anomalies, il écrit un rapport et donne un délai au propriétaire de la résidence pour régler les problèmes», mentionne Réjean Carle, maire de Sainte-Ursule et président du comité de sécurité incendie de la MRC de Maskinongé.