De gauche à droite: Xavier St-Pierre, Camille Buisson et Nathasha Pinsonneau représentants de la Planète s’invite à l’université, section UQTR.

La population invitée à manifester vendredi pour le mouvement mondial Planète en grève

Trois-Rivières — Alors que la jeune Greta Thunberg est attendue à Montréal, le 27 septembre, dans le cadre du mouvement mondial Planète en grève, des milliers de personnes vont converger simultanément vers le campus de l’UQTR, à 11 h 30, pour manifester en faveur d’actions concrètes visant à prévenir la détérioration du climat et de l’environnement. Les manifestants se dirigeront ensuite au parc Champlain de Trois-Rivières afin de poursuivre leur manifestation.

Les activités régionales entourant cette journée pour la planète s’amorceront au Cégep de Trois-Rivières, en avant-midi, où se dérouleront divers ateliers portant sur des solutions visant à contrer les changements climatiques. Vers 11 h, une déclaration commune des étudiants, employés et direction du Cégep de Trois-Rivières sera prononcée. Par la suite, les manifestants se dirigeront vers le campus de l’UQTR où des activités sont prévues à partir de midi.

«Cette mobilisation est importante pour nous parce que nous sommes en période électorale»

Les organisateurs de la manifestation régionale espèrent que le plus de gens possible viendront ajouter leur voix aux millions de personnes qui manifesteront le 27 septembre aux quatre coins de la planète. Parmi eux, la Coalition des forces sociales de la Mauricie et du Centre-du-Québec, qui regroupe divers syndicats, organismes environnementaux et groupes communautaires de la région, viendra gonfler les rangs des amis de la Terre. La population est elle aussi invitée à se joindre à cette grande manifestation.

L’UQTR, de son côté, suspendra ses activités de midi à 15 h, pour l’occasion. Après le rassemblement sur le campus, les manifestants se rendront au parc Champlain afin d’interpeller à nouveau la population et surtout les élus sur l’urgence d’agir en matière de climat et d’environnement.

Rappelons qu’une dizaine d’universités, au Québec, s’uniront elles aussi, le 27 septembre, pour déclarer l’urgence climatique. Ces universités signeront une déclaration reconnaissant la nécessité de lutter contre la menace croissante des changements climatiques en prenant divers engagements, dont l’atteinte de la carboneutralité pour 2030 ou 2050 au plus tard, la mobilisation des ressources pour la recherche, le développement des compétences en matière de changements climatiques et l’accroissement de l’éducation en matière d’environnement et de développement durable.

«Cette mobilisation est importante pour nous parce que nous sommes en période électorale et pour montrer que le 15 mars était une première étape et que le 27 septembre est une autre étape d’un plan beaucoup plus vaste. Nos actions vont s’intensifier», prévient Xavier St-Pierre, étudiant à l’UQTR et militant au sein du mouvement La Planète s’invite à l’université qui prend part à cette journée.

«Les gens qu’on veut convaincre, vendredi, ce sont nos élus parce que c’est avec des politiques ambitieuses qu’on va pouvoir changer les choses et inciter les gens à changer leurs habitudes dans leur quotidien», renchérit Camille Buisson, étudiante à l’UQTR et militante.

«Greta est une personne vraiment inspirante et sa colère est contagieuse», estime Xavier St-Pierre, mais tout ne repose pas sur ses seules épaules, fait-il valoir. «Greta vient au Québec parce qu’elle reconnaît que le mouvement étudiant est structuré et mène des actions qui vont mener à des changements», fait-il valoir.

Xavier St-Pierre estime qu’au niveau local, pour contrer l’urgence climatique, il y aurait notamment du travail à faire sur le transport collectif. Par rapport aux villes comparables, Trois-Rivières serait, selon lui, une de celles qui investissent le moins en la matière. Une plus grande accessibilité au transport en commun, fait-il valoir, permettrait de mieux refuser certains projets comme celui de GNL Québec, illustre-t-il.

Le regroupement La Planète s’invite à l’université demande aussi un programme d’éducation et de sensibilisation à l’environnement. Il prône l’adoption d’une loi climatique qui, à l’aide de la décroissance, forcerait l’atteinte des cibles recommandées par le GIEC pour limiter le réchauffement planétaire. Il demande  aux institutions d’enseignement le retrait de leurs investissements dans les énergies fossiles et la tenue d’un bilan carbone institutionnel et finalement, le regroupement demande aux gouvernements de respecter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.