La ville de Trois-Rivières a connu une hausse de plus de 1000 habitants dans la dernière année.

La population grimpe en région

Trois-Rivières — Depuis un an, la région Mauricie Rive Sud a vu sa population augmenter globalement de 2524 habitants, même si le Haut Saint-Maurice est la seule sous-région à afficher un recul de 118 citoyens.

Voilà ce que le décret gouvernemental concernant la population des municipalités locales, des villages nordiques et des arrondissements pour l’année 2018 permet d’apprendre.

La ville de Trois-Rivières a toujours le vent dans les voiles avec un bond de plus d’un millier de personnes, pour dépasser le chiffre magique de 137 000.  

«C’est une bonne nouvelle parce qu’auparavant, les gens quittaient la région, ce qui n’était pas normal. C’est pour ça qu’en 2002, j’ai dit qu’il fallait travailler sur la diversification économique tout en investissant dans les équipements sportifs et culturels. C’est beau attirer des entreprises, mais la nouvelle génération recherche un emploi et une qualité de vie. Il faut continuer dans cette direction», a commenté le maire Yves Lévesque.

Celui-ci ne manque pas de souligner la vigueur de la construction à Trois-Rivières. 

«Et quand il y a plus de monde, ça fait plus d’argent pour réparer nos infrastructures. C’est le fun de voir qu’on est en croissance, avec les gestes qu’on a posés et les investissements qu’on a faits. C’est vraiment extraordinaire de voir ce qui se passe présentement», ajoute-t-il.

Son homologue de Shawinigan, Michel Angers, est également satisfait de voir sa population passer la barre des 49 000, avec un gain de 137 citoyens. «On a contredit totalement les perspectives et prévisions de décroissance démographique de Statistique Canada en raison de notre virage économique. C’est une excellente nouvelle pour nous. Je suis très heureux de ça. On aura réussi le pari de freiner la décroissance démographique et de relancer l’économie. On fait d’une pierre deux coups», a-t-il fièrement fait savoir. 

Selon lui, les jeunes des quatre coins du Québec qui choisissent de travailler à Shawinigan y découvrent rapidement la qualité de vie. «Quand ils voient le prix des maisons, l’ensemble des activités qu’ils peuvent faire tout autour, pas de trafic, c’est le bonheur total pour eux. Et les jeunes d’aujourd’hui veulent élever leur famille dans un contexte de sécurité, où ils peuvent se promener un peu partout et avoir toutes sortes d’activités à des coûts très raisonnables. Quand tu accumules tout ça, Shawinigan est un endroit fabuleux pour vivre», martèle le premier magistrat.  

Un enthousiasme partagé par la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, qui observe une remontée, avec l’ajout de 191 citoyens. 

«On récolte ce qu’on a fait dans les dernières années, qu’on parle des crédits de taxes ou de toute l’image de la Ville qu’on a un petit peu revampée au goût du jour. C’est un peu ça qui est payant maintenant aujourd’hui. Force est d’admettre que ça a attiré des gens», a-t-elle indiqué.

Et outre une situation géographique «centrale», Mme Dubois explique cette hausse de la population par la qualité de vie «exceptionnelle». 

«La valeur des maisons est abordable et il y a plein de services de proximité qui font l’envie de plusieurs municipalités. C’est pour ça aussi qu’on souhaite les maintenir. Ça fait partie des préoccupations qu’on a», soutient la mairesse, qui vante les initiatives de sa Ville en matière de loisirs, de culture et de tourisme et la présence d’employeurs tels que l’École nationale de police.

À Bécancour, la population a connu une nouvelle augmentation de 157 habitants, pour se situer au-delà des 13 000 personnes. «C’est toujours un signe de santé. Il nous en manque encore peut-être un petit peu pour avoir un rythme de croisière. En termes d’habitations, on en a eu 60 l’année passée alors que notre objectif est toujours autour d’une centaine par année. Mais à Bécancour, l’objectif n’est pas de grossir, mais de grandir», se plaît à nuancer le maire Jean-Guy Dubois.

À son avis, les projets potentiels au niveau économique contribueront à maintenir la cadence au plan démographique. «C’est une bonne nouvelle et je trouve ça encourageant. Malgré les nombreuses déceptions économiques depuis cinq ans, on réussit quand même à se maintenir à flot et à nager sur le ventre comme il faut», admet-il. 

Comment expliquer une telle performance? «La Ville dégage une bonne perception. En général, les citoyens sont heureux à Bécancour. Il y a un style de vie rural qui est apprécié par bien des gens, tout le monde se connaît, il y a beaucoup d’interactions entre les citoyens, c’est facile de partir un projet, il y a beaucoup de bénévolat de façon vraiment particulière. On a les caractéristiques du petit milieu et la proximité des grands milieux, sans avoir les inconvénients. Je suis fier de Bécancour et d’y vivre», clame-t-il.

La situation est toutefois moins rose en Haute-Mauricie alors que la descente se poursuit, tant à La Tuque (-109) qu’à La Bostonnais (-5) et Lac-Édouard (-4). Pour sa part, Sainte-Thècle a subi une perte de 56 citoyens dans la MRC de Mékinac.

Finalement, des municipalités comme Saint-Maurice (+116), Saint-Boniface (+108), Louiseville (+107), Saint-Étienne-des-Grès (+98), Saint-Léonard-d’Aston (+75) et Notre-Dame-du-Mont-Carmel (+72) ont amélioré leur sort de manière significative.