La population de la Mauricie est nettement plus âgée que celle de l'ensemble du Québec.

La population de la Mauricie est plus âgée... et moins riche

Selon le bulletin régional de l'Institut de la statistique du Québec, la population de la Mauricie est nettement plus âgée que celle de l'ensemble du Québec, avec une moyenne d'âge de 45,7 ans en 2016, comparativement à 41,9 ans pour la population québécoise. Seule la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine affiche un âge moyen plus élevé, soit 47,6 ans.
D'ailleurs, pour la même année, l'âge moyen de la population de toutes les MRC de la région est supérieur à celui du Québec. Il atteint même 50,2 ans dans Mékinac, une moyenne parmi les plus élevées de toutes les MRC du Québec. Shawinigan suit avec un âge moyen de 48,5 ans. Dans ces deux MRC, les 65 ans et plus sont nettement plus nombreux que les moins de 20 ans et ils représentent plus du quart de la population.
Trois-Rivières, Maskinongé et Les Chenaux comptent aussi un peu plus de personnes âgées que de jeunes et leur âge moyen varie entre 44 et 46 ans. La MRC des Chenaux se distingue par la plus importante proportion de 20-64 ans de la région, soit 60,9 % de sa population.
La Tuque affiche quant à elle l'âge moyen le moins élevé de la région, soit 42,2 ans. Elle se démarque par une part de jeunes de moins de 20 ans (22,8 %) qui dépasse celle de l'ensemble du Québec.
Sur la rive sud, l'âge moyen est de 44,4 ans dans la MRC de Bécancour et 44,6 ans dans la MRC de Nicolet-Yamaska.
Après avoir crû de 1,7 % en 2014, le revenu disponible par habitant dans la Mauricie progresse de façon plus marquée en 2015, soit de 3,3 %. Il s'agit de la cinquième plus forte croissance au Québec.
L'accroissement est attribuable, entre autres, à la hausse combinée de la rémunération des salariés, du revenu net de la propriété et des transferts en provenance des administrations publiques. Au Québec, le taux de croissance du revenu disponible est inférieur à celui de la région et se situe à 2,7 %.
En dépit de cette forte croissance, la Mauricie continue d'accuser un retard par rapport à la moyenne québécoise. En 2015, le revenu disponible par habitant s'établit à 24 477 $ dans la région, comparativement à 26 857 $ dans la province. Parmi les 17 régions administratives, la Mauricie se classe au 14e rang, tout juste devant le Bas-Saint-Laurent (24 465 $) mais derrière le Centre-du-Québec (24 888 $). Le retard de la région par rapport au Québec s'explique principalement par la faiblesse du revenu primaire, soit celui que tirent les particuliers de leur contribution à l'activité économique.
Toutes les MRC de la Mauricie connaissent, en 2015, une croissance supérieure ou égale à celle enregistrée dans l'ensemble du Québec. La hausse la plus prononcée a été observée dans Maskinongé, où le revenu disponible s'est accru de 4,6 % en regard de 2014, sous l'effet d'une hausse importante du revenu net de la propriété.
En dépit d'une augmentation supérieure à celle enregistrée dans la province, La Tuque (22 236 $) continue d'afficher, pour une 13e année consécutive, le revenu disponible le plus faible de la région. En revanche, c'est à Trois-Rivières (25 355 $) qu'il est le plus élevé. Notons qu'aucune MRC de la Mauricie ne présente un revenu disponible par habitant supérieur à celui du Québec (26 857 $) en 2015.
Par ailleurs, le PIB de la région administrative de la Mauricie se chiffre à 8,7 milliards $ en 2015. Ce montant représente 2,5 % de l'économie de l'ensemble du Québec (351,1 milliards $), ce qui place la région au 11e rang entre le Saguenay-Lac-Saint-Jean et le Centre-du-Québec.
Les résidents des MRC de Mékinac et de Shawinigan sont ceux qui reçoivent le plus en transferts des administrations publiques. En 2015, ils ont reçu, en moyenne, plus de 8100 $ en prestations sociales et crédits d'impôt remboursables.
Les prestations de la Sécurité de la vieillesse et de la Régie des rentes du Québec ainsi que les prestations d'assurance-emploi sont les principaux transferts dans ces deux territoires supralocaux. À l'inverse, la MRC des Chenaux (7071 $) est celle où les transferts gouvernementaux par habitant sont les plus bas.
Quant au niveau d'emploi dans la région de la Mauricie, il passe de 113 000 en 2006 à un peu plus de 120 000 en 2016, mais cette hausse n'est pas significative. À 53,8 %, le taux d'emploi y est inférieur à celui de l'ensemble du Québec (60,0 %) en 2016. À 57,9 %, le taux d'activité est inférieur à celui de l'ensemble du Québec (64,6 %). Le taux de chômage se fixe au même niveau que le taux provincial en 2016 (7,1 %).
Selon les perspectives pour 2017, les dépenses en immobilisation non résidentielle de la Mauricie devraient atteindre 819,5 millions de dollars, en hausse de 8,7 %. Avec une croissance annuelle supérieure à celle de l'ensemble du Québec (+ 4,9 %), elle arrive au huitième rang parmi les 17 régions administratives en ce qui concerne la variation annuelle. 
En 2015, dans la région de la Mauricie et Centre-du-Québec, le nombre de médecins s'établit à 998, ce qui représente un ratio de 2,0 pour 1000 habitants. Au Québec, le ratio est de 2,3 médecins pour 1000 habitants.
Selon les estimations provisoires, la région de la Mauricie comptait 268 200 habitants au 1er juillet 2016, soit 3,2 % de la population du Québec. Elle arrive au 11e rang des régions administratives pour ce qui est de la taille de sa population, tout juste derrière le Saguenay-Lac-Saint-Jean et devant le Centre-du-Québec. Son poids démographique s'est légèrement réduit depuis 2001, alors qu'il était de 3,5 %.